Japon 2017 : Partie 4, Hiroshima et Miyajima




Après la semaine un peu difficile et décevante à Kyoto, Hiroshima a été une bouffée d'air frais ! Nous sommes immédiatement tombés sous le charme de cette ville à taille humaine aux trams vintage, aux parcs fleuris et habitants accueillants. Mais surtout il s'en dégage une atmosphère très touchante qui ne peut laisser insensible.

De plus, un des sites les plus connus du Japon se trouve à deux pas : l'île de Miyajima.

Parc du mémorial de la Paix


Lieu évidemment incontournable lors d'une visite d'Hiroshima, le parc du mémorial de la paix est à la fois très agréable par son cadre verdoyant et extrêmement émouvant. L'immense espace vert abrite plusieurs mémoriaux en hommage aux victimes de la bombe A et porte ainsi un message de paix.

L'un de ces mémoriaux est consacré aux enfants, victimes non seulement de l'explosion mais aussi des radiations à long terme. La petite Sadako Sasaki, morte d'une leucémie vers 12 ans, est le symbole de ces enfants et son histoire est connue à travers le Japon, voire le monde.

Pendant notre séjour, les enfants et moi avons lu le livre jeunesse Les mille oiseaux d'Hiroshima qui raconte sa maladie, sa mort et comment elle voulait plier 1000 grues en papier pour guérir. Une superstition japonaise raconte en effet que si l'on y parvient, le vœux de guérison est exaucé. Depuis, des guirlandes colorées de grues sont installées à travers le parc, surtout dans le mémorial des enfants. Elles viennent notamment d'écoles du monde entier, en hommage à Sadako, à toutes les victimes et pour la paix entre les peuples.

Découvrir l'histoire de Sadako a beaucoup touché mes enfants, qui se sont identifié à cette petite fille si semblable à eux.

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Japon 2017 : Partie 3, Kyoto



Kyoto, ancienne capitale du Japon, connue pour ses temples et son Histoire, j'en attendais énormément et ça a finalement été un peu une déception. Je pensais être émerveilée à chaque coin de rue comme à Nikko ou dans d'autres villes historiques (Florence par exemple) et... non.

Oui, bien sûr, il y a de beaux sites (blindés de monde), mais sortis de là l'ambiance de la ville ne nous a pas charmé comme à Tokyo ou Hiroshima : beaucoup moins adaptée aux piétons, trop de tourisme de masse, habitants moins accueillants, coût de la vie bien plus élevé qu'à Tokyo... Bref, lorsqu'on reviendra au Japon, on logera plutôt à Osaka et on fera 1 ou 2 jours d'excursion sur Kyoto si on veut y retourner. Je sais que mon avis va à contre-courant de celui de beaucoup de visiteurs, mais voilà, nous avons paradoxalement trouvé Kyoto moins authentique que les autres lieux visités.

À la décharge de la ville en elle-même, j'étais seule avec les enfants pour cette partie du voyage, ce qui n'a pas aidé. Mais j'ai trouvé que tout était de nouveau plus facile une fois à Hiroshima, ou même lors du long voyage retour avec 2 escales dont une d'une journée, et pourtant j'étais toujours seule pour les gérer.

Higashi Honganji


Ce temple bouddhiste est à deux pas de la gare et de la tour de Kyoto. Nous y sommes allés le 8 avril, pour le Hana Matsuri qui fête la naissance de Bouddha, mais il n'y avait rien de spécial à part une statue installée à l'entrée. Pas de vrai matsuri (festival) donc comme je l'espérais.

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Japon 2017 : Partie 2, Nikko




Je poursuis le récit de notre séjour au Japon avec notre excursion d'une journée à Nikko.



Nikko est une petite ville nichée au milieu des montagnes à environ de train 2h de Tokyo. On peut prendre plusieurs lignes pour s'y rendre, nous avons opté pour le shinkansen. Dans tous les cas on finit dans un tout petit train dont la voie se réduit à une seule au bout d'un moment : impossible de croiser ceux qui arrivent dans l'autre sens, il faut prendre chacun son tour !


La visite est donc faisable sur une journée, mais ça fait tout de même une grosse journée avec des enfants. Cependant je ne regrette pas une seconde, car c'est une des visites les plus époustouflantes de notre séjour ! Si on y retourne nous opterons probablement pour au moins 2-3 jours sur place en revanche, d'autant que la ville regorge de onsen.

Si Nikko est si touristique c'est notamment parce qu'elle abrite des sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO. Au milieu d'une forêt d'immenses cèdres, on découvre plusieurs temples et sanctuaires de toute beauté. Le cadre est enchanteur, presque carte postale, et malgré le monde on ne peut qu'être subjugué.

Les lieux sont intimement liés à la famille des Tokugawa, figures importantes de l'Histoire du Japon puisque Ieyasu Tokugawa - qui y est inhumé - est le fondateur du système du shogunat.

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Japon 2017 : Partie 1, Tokyo


Cette année, de fin mars à mi-avril, nous avons réalisé un des voyages de nos rêves : le Japon. Un pays qui nous attirait énormément, pour plein de raisons, qui aurait donc pu nous décevoir tant nos attentes étaient grandes. En réalité, ce voyage était encore mieux, grâce notamment à la gentillesse incroyable des Japonais. À peine le temps de chercher notre chemin sur un plan que des personnes venaient spontanément nous proposer leur aide ! Les gens sont souriants, surtout avec les enfants, entament volontiers la conversation, et comme il y a assez peu d'étrangers (à part à Kyoto et l'ambiance s'en est d'ailleurs ressentie) il est vraiment facile de rencontrer les locaux.

Petit résumé de notre séjour en famille qui est passé par Tokyo, Nikko, Kyoto, Hiroshima et Miyajima, au milieu de la fameuse floraison des sakura, en plusieurs articles. Cette première partie parlera de notre séjour à Tokyo.

J'ai déjà évoqué notre gestion et nos découvertes de l'alimentation dans mon article "Voyager avec des allergies alimentaires".



Si nous nous attendions à nous sentir oppressés par la foule et l'activité de la capitale, cela n'a pas du tout été le cas. Tout d'abord les quartiers frénétiques sont très localisés et nous logions au contraire dans un coin très calme, avec le chant des oiseaux et très peu de circulation. 
Par ailleurs, les Japonais sont respectueux et zens, ce qui rend les bains de foule nettement plus gérables qu'en France. Y compris à l'heure de pointe dans le métro. Et je peux vous dire que ça n'a rien à envier à Châtelet question activité ! Simplement, il règne un calme incroyable et appréciable, ce qui rend les transports avec des enfants (surtout TDAH) beaucoup plus vivables.

Tokyo nous a charmé par la diversité des activités, de l'architecture, l'accueil des habitants, l'accès à la pop culture. Tout ce qu'il faut pour plaire au plus grand nombre.

Sakura et hanami

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Voyager avec des allergies alimentaires


De retour de trois semaines au Japon, j'ai eu envie de partager nos trucs et astuces pour voyager malgré nos allergies alimentaires. Autant vous le dire tout de suite : c'est compliqué, parfois même TRÈS compliqué et frustrant. Mais j'aime trop voyager pour m'en priver, alors on essaye de faire avec.

J'ai déjà partagé notre expérience lors d'un podcast en anglais pour Epic Education, mais c'était avant le Japon et donc un pays dont nous ne maîtrisons pas la langue. 


Avertissement préalable : cet article est le fruit de notre expérience uniquement, adapté donc à notre type d'allergie et notre famille. Ce n'est en aucun cas un conseil médical et je vous invite à adapter les astuces à votre cas particulier.

Pour notre cas, nous avons des allergies de type retardé. Cela signifie que notre vie n'est pas en jeu (ouf), mais que les réactions peuvent durer sur plusieurs semaines voire mois (aïe). Les douleurs digestives sont au mieux inconfortables, au pire insupportables (à en tourner de l'œil, je n'exagère pas), la fatigue est écrasante, l'humeur des enfants épouvantable et je ne parle pas des crises de fibromyalgie que cela me provoque. Bref, notre régime est normalement strict, mais les accidents ne sont pas absents surtout en voyageant...

1er défi : l'avion


Si le trajet n'est que de maximum 3-4 heures tout va bien, prenez de quoi grignoter, pas de quoi en faire un plat. Au-delà, ça se complique. Surtout si vous cumulez les allergies comme nous.

En effet, les compagnies aériennes proposent des repas pour les régimes spéciaux. MAIS (et ce n'est pas un petit mais) uniquement gluten free ou dairy free ou... Bref, oubliez la possibilité d'avoir un plateau pour poly-allergique, j'ai demandé, on m'a répondu impossible.

Donc que faire ? 

Jusqu'ici nous avons opté pour demander le sans gluten et slalomer entre les plats pour éviter le lait (je ne parle même pas du soja *soupir*). Nous pouvons nous le permettre parce que comme je le disais avant notre vie n'est pas en jeu, mais je le déconseille fortement. Tout d'abord nous n'avons pas toujours la liste des ingrédients de ce qu'on nous sert (c'est même minoritaire), et selon la compagnie celle-ci est illisible (oui mon chinois est limité j'avoue). Je vous le dis tout net : on a joué, on a parfois perdu. 
Résultat pour le prochain voyage je pense qu'on demandera le plateau 100% fruits qui est proposé, au moins pas de risque.

Dans tous les cas je conseille TRES fortement d'emmener de la nourriture compatible avec soi pour le vol. Entre les fois où nos plateaux spéciaux ont été donné à d'autres passagers par erreur, les fois où on ne pouvait rien manger, etc, ça nous a bien sauvé. Le truc étant qu'en partant de chez soi c'est simple de trouver / préparer ce qu'il faut, quand on quitte un pays inconnu c'est une autre histoire... Et je ne parle pas de l'encombrement quand vous avez deux jours de voyage (Paris-Vanuatu genre au pif).

Attention aussi à l'arrivée à ne pas faire rentrer des aliments interdits, comme les fruits frais en Australie / Japon / Chine / Vanuatu pour ne citer que quelques exemples que je connais. Les amendes sont sévères, ne prenez pas de risque. Mais vous pouvez les prendre sur les vols avec vous si vous les consommez ou les jetez avant le passage de la quarantaine.

D'ailleurs si vous avez des escales il est indispensable d'avoir de quoi dépanner. À Sydney pas de souci, il y a une chaîne de resto mexicain qui propose une option sans gluten et un tableau des allergènes. À Canton je n'ai même pas tenté ! L'aéroport est assez pauvre en options (limite un peu glauque), uniquement là pour les correspondances, et je n'avais pas envie de retirer la monnaie locale juste pour quelques heures. Bref, on avait des fruits, fruits secs et chips (comme on était en transit, nous n'avons pas passé de quarantaine) et ça nous a suffit entre deux avions.


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Bilan 2016 : lectures et animés


Et voici un petit aperçu de ce qui m'a enthousiasmée au cours de l'année 2016 ! De ce point de vue ça aura été une excellente année avec de très belles découvertes.

Lectures

Romans / Théâtre

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Bilan juillet à septembre 2016


Un bilan groupé pour juillet, août et septembre, mois pendant lesquels mon activité habituelle s'est ralentie pour cause de visite familiale, voyage à Sydney et déménagement ! J'ai également pas mal de chroniques et d'articles en retard du coup !

Lecture

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Bilan mensuel : mai 2016

Lecture


Un excellent mois de lecture, avec de nombreux coups de coeur, dont LE coup de foudre ultime pour l'extraordinaire Cesare de Fuyumi Soryo ! La mangaka m'a tellement passionnée pour la famille Borgia que j'ai lu notamment la pièce Lucrèce Borgia par le grand Victor Hugo. J'ai également lu une autre série de Fuyumi Soryo, Eternal Sabbath, un thriller SF que j'ai aussi beaucoup aimé.

Histoire toujours avec Le Requiem du Roi des Roses d'Aya Kanno, une adaptation de la pièce Richard III de Shakespeare.


Enfin deux suites qui tiennent leurs promesses : Les enfants de la Baleine 2 et La Fleur Millénaire 13.

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Vanuatu : généralités



Cet article est un transfert (mis à jour) de mon premier blog IEF (publication initiale : octobre 2015).


Quand même que je vous donne quelques informations générales sur notre nouveau lieu de vie.

Avant notre départ la plupart des gens nous demandaient "c'est où ?" D'ailleurs, c'est toujours la première question que le pose les personnes qui sont en France.
Eh bien, c'est là, au milieu du Pacifique sud, entre la Nouvelle-Calédonie et les Fidji :
Soit pas complètement aux antipodes de la France métropolitaine, mais pas bien loin en fait !

C'est un archipel volcanique (zone de subduction) de 83 îles tropicales, dont la capitale Port-Vila (où nous habitons) se trouve sur l'île d'Efate. Il n'y a d'ailleurs qu'une seule autre ville au Vanuatu : Luganville sur l'île d'Espiritu Santo. Pour le reste, ce sont des villages, souvent très isolés. Il n'y a de routes goudronnées que sur ces deux îles, pour le reste ce sont entièrement des pistes. 
(Il y aurait beaucoup à dire sur les "routes" de Port-Vila cela dit lol !)

Port-Vila est une petite capitale de seulement 44 000 habitants. Pas de risque de se perdre c'est petit ici et si on fait le tour de l'île, il n'y a qu'une route circulaire ! 
L'ensemble de l'archipel compte environ 250 000 habitants.

Le Vanuatu est indépendant depuis 35 ans. Anciennement Nouvelles-Hébrides, il s'agissait d'un condominium franco-britannique. De ce fait il y a 3 langues officielles : l'Anglais, le Français et le Bichelamar, un créole à base d'Anglais phonétique et un peu de Français.

Quelques exemples de mots Bichelamar, assez rigolos parfois :
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Nouvelle-Calédonie, partie 3 : La Nature


1ers articles sur notre séjour :


Ça y est, nous sommes rentrés au Vanuatu ! Même si nous avons passé de bonnes vacances, nous préférons notre vie ici. Nouméa est trop semblable à notre goût à la Côte d'Azur, y compris pour le côté snob.

Nous sommes un peu sortis de la ville, mais nous avons été limités par des orages monstrueux et des routes tortueuses avec des enfants malades en voiture. Ils ont dû perdre l'habitude, ici on fait le tour de l'île en 2h30 lol !


Parc forestier et zoologique de Nouméa 

Nous avons pu découvrir une partie de la faune endémique, dont le fameux Cagou, oiseau emblématique de Grande Terre.


Parc provincial de la rivière bleue

Situé dans le sud, au milieu des montagnes, c'est justement le milieu de vie du Cagou. La terre est rouge à perte de vue et avec l'orage des torrents d'eau orange ont recouverts les routes.

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Nouvelle-Calédonie, partie 2 : Art kanak


1er article sur notre séjour :



Dimanche nous avions prévu de visiter le parc forestier et zoologique, mais il tombait des cordes ! Nous avons donc pris l'option musée avec le centre culturel Tjibaou. Celui-ci a pour but de présenter l'art kanak contemporain.

Outre le fait que les photos étaient normalement interdites (j'en ai juste volé deux), nous avons été déçus par cet établissement. Nous avons juste aimé le début, qui présentait des œuvres avec la mythologie associée expliquée.



Aujourd'hui nous avons visité le musée de la Nouvelle-Calédonie, plus intéressant, qui retrace toute la culture kanak et des îles du Pacifique.

De l'habitat, aux parures, en passant par les coutumes et l'alimentation, tous les aspects du mode de vie traditionnel kanak sont abordés.

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Nouvelle-Calédonie, partie 1 : Aquarium


Premier voyage en famille dans le Pacifique sud, on a fait au plus proche du Vanuatu : la Nouvelle-Calédonie ! Seulement 1h30 de vol et l'impression d'être un peu revenus en France avec des routes sans trous, des feux et panneaux de signalisation, des centres commerciaux... En 5 mois, on a finalement oublié assez vite tout ça.

Après un petit tour au centre-ville hier (notamment à la librairie et au magasin bio !), aujourd'hui on a visité l'aquarium. Très sympa, il présente les espèces de Nouvelle-Calédonie, de l'eau douce, à la mer en passant par la mangrove.

La fluorescence des coraux nous a fait particulièrement triper !


Après nous sommes allés à la plage de l'Anse Vata juste devant l'aquarium. Je dois devenir difficile, mais elle ne valait pas les plages du Vanuatu, l'eau était beaucoup moins claire. Maintenant c'était en ville, j'imagine qu'ailleurs sur l'île il doit y avoir de beaux endroits.

Quelques photos de Nouméa : 

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Vanuatu : Île de Moso


Cette journée d'excursion me faisait de l'œil dès notre arrivée, mais il a fallu se remettre financièrement du déménagement. À présent que cela va mieux de ce côté, nous nous sommes fait plaisir pour le début des grandes vacances avec le Coongoola day cruise.

Le bateau nous a emmenés sur l'île de Moso, au large d'Efate. Premier arrêt au sanctuaire de tortues.


Un programme de conservation est opéré par Tranquillity resort : ils font grandir les tortues pour les relâcher. Il s'agit de la tortue imbriquée, une espèce menacée.

Plus d'information sur cette espèce ici : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Tortue_imbriqu%C3%A9e

Évidemment je vais profiter de cette visite pour qu'on en apprenne plus sur les tortues ! Je vous ferai part de nos trouvailles dans le prochain post sur les récifs coralliens.


Le bateau nous a ensuite emmené sur une plage isolée. 

Impressionnant le silence qu'il s'en dégageait, rien que le bruit du ressac (et de William et son enthousiasme, mais c'est un autre débat lol !)

J'ai profité de cette sortie pour faire mon baptême de plongée ! Un vieux rêve qui se réalise et qui m'a donné envie de passer ma certification.


Le début était un peu laborieux, il y a énormément de paramètres à prendre en compte, l'environnement est inhabituel. Mais j'avais un instructeur adorable et patient et ça s'est très bien passé. À la fin j'étais plus à l'aise.


Les enfants et JP ont fait du snorkelling pendant ce temps, et moi aussi l'après-midi. C'était incroyable, une véritable forêt sous-marine ! Des coraux bleus, roses, violets ; des poissons de toutes tailles ou couleur ! Il suffisait de mettre la tête sous l'eau pour être dans un autre monde ! 

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1er décembre 2015 : les news du bout du monde


Les semaines passent à une vitesse folle ici, pourtant on ne peut pas dire qu'on soit submergés de travail lol !

Nous profitons toujours du lagon, Gabriel a même commencé le surf ! Lui et Nolwenn font aussi du hockey sur roller deux fois par semaine. Les deux activités sont avec le lycée français et ils se sont très vite fait un cercle de copains.

Nous avons été voir les jardins du Summit.


J'ai été très occupée côté écriture avec la sortie de mon tome 2 fin octobre et ma participation au NaNoWriMo (50 000 mots à écrire en 1 mois).

On a reçu nos affaires de France, ça a pas été une mince affaire tout ça, mais on les a !

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Les récifs coralliens - 1ère partie


Comme nous aimons choisir des sujets et supports qui nous entourent, nous nous sommes plongés (littéralement !) dans les récifs coralliens.

L'observation est directe et très simple, le lagon est superbe avec une eau transparente. Seul matériel indispensable : un masque.


Nous avons fait une excursion en bateau à fond de verre, c'était absolument magnifique ! Les enfants ont adoré et ont pu donner à manger aux poissons, un super souvenir pour eux.

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L'installation au Vanuatu


À l'arrivée à Port-Vila nous sommes soulagés d'être au bout de notre voyage !


Le passage de la douane ne pose aucun problème, si ce n'est que la file nous a laissé le temps de repérer les fautes d'orthographes sur le panneau :


Heureusement nous sommes récupérés à l'aéroport par notre hôte Nik, chez qui nous allons loger 10 jours le temps de trouver une maison. Nous avons trouvé leur offre sur AirB&B et je ne regrette pas d'être aller chez eux, ils nous ont beaucoup aidé. Lui est Ni-Vanuatu, sa femme Heidi est Canadienne. 

Le lendemain de notre arrivée nous avons rendez-vous pour visiter des logements. Le passage du cyclone Pam a touché fortement l'immobilier et a en plus créé un afflux de personnes des ONG qui ont eu besoin de se loger. Autant dire que le choix en location est limité dans le secteur qui nous intéresse et il n'y a qu'une maison et un appartement dans nos critères et budget.

Nous choisissons la maison.

Il nous faut donc un compte en banque pour payer le dépôt de garantie et la taxe d'enregistrement auprès du gouvernement. 

Ah la banque, tout un poème ! Déjà, on découvre la productivité locale. La moindre action prend un temps fou, demande x mille papiers remplis à la main. On découvre aussi les délais très élastiques ici et on a l'impression au début de passer notre semaine à la banque.

Finalement le compte est ouvert, mais le chéquier pas encore disponible. Nous nous débrouillons avec nos euros emmenés d'avance et des retraits sur le compte français pour payer le dépôt. Si ce n'est que la banque française a cru à une utilisation frauduleuse de nos cartes, il a fallu les débloquer en appelant la France.

Puis on se retrouve avec un compte bloqué ici : ils avaient oublié de transmettre un des papiers ! La demande de carte visa, ils ne savaient plus trop où elle était, donc en ont fait une 2ème et on s'est retrouvé avec 2 cartes au même nom ! Bref...

Bon pour internet c'est pire, on ne l'a toujours pas... Zen, tout prend du temps ici.

On a rapidement profité des superbes plages paradisiaques par contre !

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Vanuatu : le voyage, partie 2


Troisième vol de 2h40 : Brisbane - Port-Vila

Arrivés à Brisbane, quel calme dans l'aéroport ! Cela nous change agréablement de CDG et Abu Dabhi.

Après presque 14h de vol, j'ai toujours l'impression que le sol vibre et bouge sous mes pieds. L'épuisement de la mauvaise nuit et des 9h de décalage horaire n'arrangent rien et cette sensation désagréable durera encore quelques heures.

Nous récupérons nos bagages, passons à la douane et quarantaine. Les Australiens sont charmants, y compris avec les enfants. Pas de vraie consigne comme à CDG en revanche, que des casiers qui refusent de prendre notre visa. Du coup retrait de dollars australiens, on fait de la monnaie, on mets nos grosses valises dans les casiers.

Puis 1 station de train, un peu de marche et on se retrouve en banlieue de Brisbane, de grosses maisons en bois, des routes larges où ils roulent à gauche. Il fait nuit quand on arrive à notre logement dans une maison typique du Queensland. Nos hôtes sont adorables, on passe une bonne nuit.

On arrive sans inquiétude particulière à l'aéroport le lendemain. Mais problème à l'embarquement : le papier que l'Ambassade de France nous a fourni ne leur convient pas, ils refusent de nous laisser embarquer si nous ne prenons pas un billet retour. Négociations, plus ou moins calmes vu notre fatigue, appel au service de l'immigration du Vanuatu qui ne répond pas, appel à l'Ambassade de France... le tout sur fond sonore des garçons qui se tapent dessus et hurlent... Charmant... L'heure pour l'embarquement est passé le temps que la compagnie joigne l'Ambassade.

Résultat : on vous met sur le prochain vol dans 3 jours.

Bon, toujours épuisés et en plus furieux, nous voilà avec 15 valises et 3 enfants à devoir nous démm***** pour se loger à Brisbane... Heureusement qu'il y a un bureau d'information qui nous aide et qu'ils ont des gros taxis pour trimballer notre bazar.

Nous n'avons pas vraiment profité de Brisbane vu notre état de fatigue et William était particulièrement pénible. Mais nous nous sommes un peu baladés et avons passé une journée au zoo.


Un gecko plutôt courant, il y en a plein au Vanuatu aussi. On a découvert que ça fait beaucoup de bruit ce truc !


Zoo australien : Lone Pine Koala Sanctuary

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Vanuatu : le voyage, partie 1


Le bout du monde, c'est loin !

Premier vol de 6h50 : Paris - Abu Dabhi


On est à peu près frais et dispo pour ce premier vol, l'excitation du départ en plus ! Les enfants jouent avec leur écran devant eux, nous aussi d'ailleurs : films, musique, jeux, indication de la position de l'avion, caméra sous l'avion... 

Seulement William est malade tout le trajet et finit par vomir à l'atterrissage à Abu Dabhi... Autant dire que j'ai trouvé le vol très long, c'est moi qui était à côté de lui. Il n'a rien voulu manger, ce qui est très inhabituel pour lui, heureusement finalement, la compagnie a donné nos repas sans gluten à quelqu'un d'autre par erreur ! Mais nous avions une valise pleine de plats cuisinés sans allergènes (pas bons, mais ça dépanne) et de gâteaux avec nous en cabine. Il faut dire que Etihad nous garantissait sans gluten OU sans lait, mais pas les deux et le soja n'étaient même pas dans la liste des repas pour allergiques. Nous nous sommes donc trimballé plus de 7 kg de nourriture pour les garçons et moi, avec un petit stress à Roissy lors de l'enregistrement de nos bagages puisque l'hôtesse nous a dit que les plats risquaient de ne pas passer à la sécurité ! Mais il n'y a eu aucun soucis.


Deuxième vol de 13h50 (!!!) : Abu Dabhi - Brisbane


En arrivant à Abu Dabhi, William va enfin mieux (ouf !) et les passagers descendent sur la piste pour prendre un car. Une bouffée d'air lourd et brûlant nous coupe le souffle lorsque nous sortons de l'avion. Nous avons quitté Paris à 20°C, ici il fait 38°C ! Nous nous dépêchons de monter dans le car climatisé qui nous fait le tour de l'aéroport pour nous laisser au terminal d'arrivée.

L'avion avait du retard, nous avons à peine plus d'une heure devant nous pour attraper le prochain vol ! Moi qui voulait laisser un mot sur Facebook en profitant du wi-fi, c'est raté, pas le temps, on court, juste une pause aux toilettes.

Abu Dabhi c'est l'usine à correspondances ! Un flot continu de passagers se déverse des arrivées pour partir vers les correspondances, ça donne le tournis. À côté Roissy semblait calme ! La sécurité fait rire ou pleurer, au choix : les bagages passent à toute vitesse dans les machines à rayons, quand on bipe au portillon, c'est fouille au corps. Pour moi, c'est dans une cabine fermée, par une femme, pays musulman oblige. Nous oublions que nous avons une bouteille d'eau et elle passe sans problème... A leur décharge, ils revérifient à la main les bagages cabine avant la montée dans l'avion.

Pendant tout notre transfert William râle qu'il est fatigué, qu'il a faim, qu'il a soif, un vrai bonheur... 

Enfin nous nous posons dans le gros avion et c'est parti pour le trajet le plus long !

C'est le vol que je redoutais le plus du fait de sa longueur, mais finalement c'est celui qui s'est le mieux passé. Les enfants ont regardé des films, joués sur leurs écran, et beaucoup dormi (plus que nous). Accessoirement on a passé notre temps à manger, et cette fois pas de soucis, nous avons eu nos repas sans gluten dont nous avons pu manger une grande partie, c'était d'ailleurs très bon.

Quand enfin nous abordons la côte ouest de l'Australie, je suis comme une gamine : je touche du doigt un vieux rêve, voir cette île continent très particulière ! 

Nous arrivons à Brisbane à 17h30 heure locale environ pour ce qui devait n'être qu'une seule nuit...

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Vanuatu - Les préparatifs



"Ladies and gentlemen, we are currently going though an area of turbulence. Please..."
Je remonte le masque sur mes yeux tandis que l'annonce nous demande de nous attacher et que l'avion est secoué. Sans réfléchir à ma propre ceinture je me tourne vers ma voisine de droite qui - comme ses frères - n'a pas bougé un cil. Comme je la rattache elle s'agite et je lui murmure "Nolwenn, il faut mettre sa ceinture" mais elle resombre aussitôt. 

Je me retourne et vois mon mari Jean-Philippe faire comme moi avec Gabriel de l'autre côté de l'allée. Mon voisin de gauche dort recroquevillé sur son siège, entouré d'un fourbis caractéristique : DS, sacoche, peluche, gilet... Il ne bronche pas pendant que je vire tout, William a le sommeil aussi profond que les deux autres.

Comme je tente de trouver les deux côtés de sa ceinture, Jean-Philippe me vient en aide en attrapant l'autre bout. 

Enfin, nous pouvons penser à nous. Une fois nos ceintures bouclées nous avons le même réflexe de consulter notre écran pour connaître notre position. Nous sommes au-dessus du Sri Lanka, il reste 8h30 de vol avant Brisbane. Mon scientifique de mari m'explique : "on est sur l'Equateur, c'est courant des perturbations à cet endroit". J'ai une pensée pour les amies qui flippent en avion et ne seraient pas déçues du voyage à cet instant ! 

Après quelques minutes j'abandonne l'idée de me rendormir. Les secousses m'en empêchent et j'ai mal aux jambes et au dos. À quelle heure ai-je pris mon dernier anti-douleur déjà ? Je consulte les fuseaux et je suis perdue. Je sors ma montre, toujours à l'heure de Paris qui m'indique une heure moins dix. Du matin ? Du soir ? Non il est 23h50 à Londres d'après l'écran tactile devant moi, donc 00h50 à Paris. À force on ne sait plus où on en est.

Une fois de plus, je me dis qu'on est un peu fous et je ne réalise pas trop ce que nous sommes en train de faire : en moins de deux mois nous avons tout plaqué pour partir vivre au bout du monde avec nos trois enfants. 


Cela fait déjà au moins deux ans que je tanne Jean-Philippe pour que l'on parte en expatriation, mais jusqu'à il y a un an, il n'était pas prêt. Je pense que ce qui l'a fait changer d'avis est notre voyage en Toscane. En effet, je souffre de douleurs chroniques à cause d'une fibromyalgie et le froid me provoque des crises ; lors de ce voyage il a vu qu'un climat plus chaud avait un effet non négligeable sur mon état de santé.

Bref, en septembre 2014 il me dit être d'accord pour postuler dans les lycées français méditerranéens. Finalement lorsque la liste des postes de professeurs résidents est publiée, il envoie des candidatures dans le monde entier : Espagne, Italie, Maroc, Vietnam, Thaïlande, Laos, Cambodge, Singapour, Taïwan, Chili, Costa Rica, Nicaragua, Australie, Indonésie, Etats-Unis... Nos critères ? Un climat chaud, un pays sûr et où l'instruction en famille est légale.

Pendant plusieurs mois nous n'avons pas su sur quel pied danser. Un coup il obtient un entretien sur Skype, un autre on ne lui répond même pas, il se retrouve classé premier au Vietnam mais le poste ne se libère pas, il loupe le Cambodge de peu.

Et puis fin mai je vois que le lycée français du Vanuatu cherche un professeur de sciences physiques pour août. On en discute, on avait écarté cette destination au départ notamment parce qu'il est très compliqué et coûteux de venir avec des animaux, or nous avons plusieurs chiens et chats. De plus, JP ne voulait pas d'une île. Et puis finalement, il tente, nous avons vraiment envie de partir.
Mi-juin la commission donne son classement : deuxième. Déception et puis nous passons à autre chose et planifions nos vacances en Italie. Trois jours plus tard énorme surprise : la première a décliné l'offre !

Nous avons du mal à réaliser et l'académie de Créteil peut encore refuser le détachement de JP auprès de l'AEFE (agence pour l'enseignement français à l'étranger). Situation inconfortable où nos délais sont très courts, mais où nous n'avons pas de certitudes complètes de partir, nous décidons d'agir comme si nous partions. Début juillet l'académie donne son feu vert, nous sommes soulagés !
Deux mois pour tout faire : vider et rafraîchir la maison pour la louer, les démarches administratives, se préparer médicalement, trouver un bateau pour nos affaires, acheter nos billets d'avion, faire les valises, dire au revoir à tout le monde. Les enfants sont à la fois contents de partir et tristes de quitter leurs amis, surtout Nolwenn.

Le 10 août nous décollons enfin et déjà pour l'autre bout du monde.

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Changement de vie ! Vanuatu


Le blog a été bien silencieux ces derniers temps, suite à un changement de vie radical pour notre famille : mon mari a obtenu un poste au Vanuatu, archipel du Pacifique entre la Nouvelle-Calédonie et les Fidji !
Je vous écris donc en ce moment face aux cocotiers, bananiers et au lagon turquoise ! Petite vue de notre terrasse :


Tout s'est fait très rapidement, il a su que le poste au lycée français de Port-Vila (la capitale) était à lui le 19 juin et il a commencé à enseigner le 17 août. Dans cet intervale de temps, il a fallu vider la maison, la rafraîchir (voire finir certains travaux) pour la mettre en location, faire des démarches administratives diverses, trouver un transporteur par bateau pour envoyer nos effets personnels...

Après divers déboires que je détaillerai dans d'autres postes, nous sommes arrivés sur l'île d'Efate le 15 août. Nous avons trouvé une maison au bout d'une semaine, ouvert un compte en banque, l'eau et l'électricité, etc. Nous cherchons encore une voiture et attendons avec (beaucoup !) d'impatience l'ouverture d'internet à la maison. 

Il y a trois langues officielles au Vanuatu, l'Anglais, le Français et le Bichelamar, un créole local à base d'Anglais phonétique. Les locaux parlent celui-ci entre eux, mais tout le monde parle au moins Anglais, parfois Français.
Bref, ma priorité sur l'IEF en ce moment, c'est l'Anglais, mais comme les enfants le rencontrent au quotidien, ça aide à progresser. Nolwenn a déjà pas mal de vocabulaire grâce aux vidéos en Anglais et aux app de l'iPad et du coup comprend beaucoup de choses. Il manque la structure des phrases par contre, donc je leur fais un peu de grammaire, mais c'est nettement plus simple qu'en Français !

Mon but suivant est de faire le programme lié à leur âge, parce qu'on ne sait pas encore si on ne les mettra pas au lycée français à la rentrée en février (l'année scolaire est décalée ici).

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Géographie physique - France


Ça fait un moment que je n'ai rien publié ici pour cause de pas le temps ! 

Juste un petit retour d'expérience sur la géographie physique de la France. J'ai voulu leur faire faire une carte en relief avec de l'argile pour leur donner de grand repères.

L'idée est sympa et ça rend pas mal. Petit soucis : je n'avais que de l'argile normale et celle-ci se rétracte en séchant ! Ca a donné une carte un peu différente du coup ;-) A réessayer avec de l'argile auto-durcissante peut être ? Ou de la pâte à modeler ? Si vous trouver le bon matériau n'hésitez pas à en parler en commentaire.

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Retour sur 2012-2013 : voyage à Londres


Lors des vacances de Noël 2012, nous avons eu la chance de partir tous les cinq à Londres. Les enfants ont adoré en vrac : découvrir un autre pays, parler une autre langue "pour de vrai", dormir à l'hôtel, visiter plein d'endroits, les gardes royaux, les bus à étage, les dinosaures du museum d'histoire naturelle...


Un petit tour en bus à touriste (pratique en famille, surtout avec la météo britannique !).


Visite de la London Tower, qui a satisfait la passion de Gabriel pour les chevaliers !


Visite du British Museum.

Nolwenn adore l'Egypte antique, elle était ravie !

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