Le Mari de mon Frère, tomes 2-3 - Gengoroh Tagame


Mon avis : coup de đź’•

Genre : société, homosexualité, famille
Public : tout public
Statut de la série : terminée au Japon
Tomes parus en VF : 3
Tomes parus en VO : 4



Résumé éditeur

La petite Kana est aux anges ! Entre son nouvel oncle venu du Canada, mais aussi l'arrivée surprise de sa mère, la fillette à de nombreuses raisons de se réjouir ! Mais tout le monde, dans le voisinage, ne regarde pas d'un oeil bienveillant l'arrivée d'un homosexuel dans le quartier... Une occasion parfaite, pour Yaichi, de continuer à remettre en cause ses certitudes !



‼️Spoilers possibles du tome 1‼️

Le tome 1 se centrait sur les réactions de Yaichi, mettant l’accent sur le contraste entre ses monologues intérieurs avec ses préjugés et les questions ingénues de Kana. Dans ces volumes on sent que le Japonais non seulement a réussi à passer outre certaines de ses réticences, mais poursuit son introspection. Peu à peu, il ne voit plus Mike comme « le mari de mon frère », « un étranger » ou « un homosexuel », mais comme « Mike » : une personne gentille avec tout le monde - et particulièrement sa fille que Yaichi aime plus que tout au monde -, à la bonne humeur communicative. Un être humain dont les différences ne représentent pas un danger pour lui et ceux qu’il aime, mais au contraire un enrichissement.

C’est d’ailleurs le maître mot de ce manga : l’acceptation de la différence. Bien sûr celle d’une autre orientation sexuelle, mais aussi d’une culture inconnue ou encore d’une composition familiale hors norme. Et, au Japon, la norme joue un rôle extrêmement important ; sortir du moule n’est pas toujours facile ou bien vu.

La composition de la famille de Kana est un des moyens de faire passer ce message : Yaichi est papa solo, revendique son rôle, fait passer le bien de sa fille avant tout le reste. S’il est divorcé, la mère de Kana est toujours présente, mais sa carrière l’occupe beaucoup. Sa relation avec son ex-mari semble à la fois simple et trouble, mais sa philosophie est de ne pas se préoccuper du regard des autres.

Et il s’agit bien dans ces volumes de ce fameux regard. Yaichi se retrouve confronté à la cruauté de l’homophobie de voisins, à la peur du coming-out... et s’il a conscience qu’il n’était pas irréprochable lorsqu’il a rencontré, Mike ces réactions l’ébranlent.

De nouveau, Gengoroh Tagame signe deux tomes portés par des personnages attachants et humains, à la fois une tranche de vie d’apparence légère (d’apparence seulement), une réflexion profonde et une source d’informations. J’ai hâte de découvrir le dernier volume de la série et je sais déjà que j’aurais un pincement au coeur en quittant Kana, Yaichi et Mike.


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