Animé/Manga : Doukyuusei - Asumiko Nakamura


Mon avis : gros coup de 💕

Genre : romance (boy's love), tranche de vie
Public : tout public
Manga : 1 tome, mais la suite "Sotsugyosei" en 2 volumes est parue
Animé : film de 1h


Synopsis 

Hikaru est élève dans un lycée privé pour garçon. En cours de musique, sa classe se prépare pour une chorale qui aura lieu dans quelques mois. Pour Hikaru qui fait partie d'un groupe, la tâche est plutôt aisée. Mais quand il réalise aux répétitions que Rihito un discret et intelligent camarade de classe ne chante pas, cela l'intrigue et il lui propose alors de l'entrainer. Mais tandis qu'ils passent de plus en plus de temps ensemble, Hikaru réalise à contre-coeur que les efforts de Rihito sont pour Harasen, leur professeur de musique.


Si je fais ici un article commun pour le manga et l'animé, c'est que le fond est quasi-identique, tandis que visuellement les deux valent le détour. Le film reprend en effet presque tous les chapitres de l'histoire principale dans le manga.

Asumiko Nakamura est un grand nom du BL, notamment grâce à ce titre, paru il y a presque dix ans au Japon. Il est enfin disponible en France, dans une édition très soignée de la collection Hana qui nous a déjà offert quelques autres bijoux comme Canis ou Hidamari ga kikoeru. J'ai déjà parlé de ces trois titres dans mon top 10 BL.

Contrairement à beaucoup de titres de cette mangaka (que j'aimerais aussi voir édités en français, notamment Kaori no Keishou et J no Subete, message subliminal aux éditeurs !), Doukyusei est complètement tout public. Le synopsis n'a rien de révolutionnaire, le rapprochement de deux garçons opposés, mais est mené avec une poésie incroyable et sans tomber dans les clichés.

Hikaru pourrait être l'archétype du mauvais garçon, mais non, il est juste plutôt cool, avec une personnalité très directe et honnête. De son côté Rihito tomberait dans la catégorie "premier de la classe", mais là encore c'est plus nuancé, il est surtout discret et sujet à des crises d'anxiété. Doukyusei raconte leurs amours maladroites, touchantes, drôles et émouvantes, des émois d'adolescents mais sans le côté gnan gnan qu'on leur retrouve parfois. 

Le manga est découpée par chapitres, chacun un épisode de leur histoire. Et dans chaque un doux fil conducteur : une chanson, une poésie, une allégorie.

Graphismes : le manga


Asumiko Nakamura c'est un trait extrêmement personnel, que l'on reconnaît au premier coup d'œil. S'il peut déstabiliser au premier abord, le dessin est pourtant parfaitement maîtrisé et mis en scène.

Doukyusei est un des plus anciens titres de la mangaka et je trouve que son identité graphique prend plus d'ampleur encore dans un titre comme Kaori no Keishou (mon favori), avec des jeux de contrastes très soignés, qui mettent en valeur l'ambiance de l'intrigue. Cependant ici nous sommes sur un titre plus léger et le trait en exprime la douceur.


Graphisme : le film


L'adaptation vidéo de Doukyusei est une vraie réussite. Avec des graphismes qui donnent l'impression de regarder une aquarelle prendre vie, il rend justice au manga. La mise en scène déjà quasi cinématographique de l'auteure est ici très joliment rendue, pas une miette de la poésie initiale n'est perdue. À déguster également !

Écrire commentaire

Commentaires : 0