Japon 2017 : Partie 3, Kyoto



Kyoto, ancienne capitale du Japon, connue pour ses temples et son Histoire, j'en attendais énormément et ça a finalement été un peu une déception. Je pensais être émerveilée à chaque coin de rue comme à Nikko ou dans d'autres villes historiques (Florence par exemple) et... non.

Oui, bien sûr, il y a de beaux sites (blindés de monde), mais sortis de là l'ambiance de la ville ne nous a pas charmé comme à Tokyo ou Hiroshima : beaucoup moins adaptée aux piétons, trop de tourisme de masse, habitants moins accueillants, coût de la vie bien plus élevé qu'à Tokyo... Bref, lorsqu'on reviendra au Japon, on logera plutôt à Osaka et on fera 1 ou 2 jours d'excursion sur Kyoto si on veut y retourner. Je sais que mon avis va à contre-courant de celui de beaucoup de visiteurs, mais voilà, nous avons paradoxalement trouvé Kyoto moins authentique que les autres lieux visités.

À la décharge de la ville en elle-même, j'étais seule avec les enfants pour cette partie du voyage, ce qui n'a pas aidé. Mais j'ai trouvé que tout était de nouveau plus facile une fois à Hiroshima, ou même lors du long voyage retour avec 2 escales dont une d'une journée, et pourtant j'étais toujours seule pour les gérer.

Higashi Honganji


Ce temple bouddhiste est à deux pas de la gare et de la tour de Kyoto. Nous y sommes allés le 8 avril, pour le Hana Matsuri qui fête la naissance de Bouddha, mais il n'y avait rien de spécial à part une statue installée à l'entrée. Pas de vrai matsuri (festival) donc comme je l'espérais.


Tour de Kyoto


La tour de Kyoto a honnêtement un intérêt très limité, surtout par le merveilleux temps nuageux que nous avions.

Mais il y avait un évènement Blue Exorcist, l'animé préféré de Nolwenn (enfin, c'était avant qu'elle ne découvre L'Attaque des Titans !) que les garçons et moi aimons aussi, alors on y est allé le dernier jour.


Quartier de Gion


Quartier historique le plus connu (notamment pour être celui des geisha) et donc hyper touristique : du monde partout, des rues étroites où la foule prend tout l'espace mais qui ne sont pas piétonnes pour autant, des marchands de souvenirs tous les deux pas... Pour une atmosphère un peu plus agréable il ne faut pas hésiter à explorer les petites rues à l'écart du flux de touristes.


Fushimi Inari-taisha


Ce sanctuaire shinto est sans doute l'un des plus connus du Japon. Dédié au kami Inari, déesse des moissons, ses messagers sont les renards blancs, d'où leur omniprésence en ces lieux.

Mais s'il est tant connu à travers le monde c'est pour ses alignements de torii rouges.


Pourtant ce n'est pas ce que nous y avons préféré. Lorsqu'on s'éloigne, qu'on se perd sur les chemins au milieu des arbres et des bambous, on arrive à un petit sanctuaire hors des sentiers battus.


Mais on a poussé l'exploration plus loin - ou plutôt les enfants ont couru dans la bambouseraie, m'obligeant à les suivre. Et, tout au bout du sanctuaire, au fin fond de la forêt, avec personne d'autre autour, on a découvert un petit bout de Japon magique. Une accumulation d'autels avec des renards, bouddha, torii, la pierre couverte de mousse, des offrandes un peu partout... J'ai eu l'impression de me retrouver dans Le Voyage de Chihiro, je n'aurais pas été surprise de voir apparaître un yokai. Ce moment a été le plus beau de notre séjour à Kyoto.


Toei Kyoto Studio Park


Studio de cinéma pour tourner des dramas historique, ce parc est surtout un parc à thème autour du Japon de l'ère Edo. Reconstitution de bâtiments, démonstrations de combats de samouraïs, explications du métier et spectacle de ninjas (bien kitsch celui-là par contre) et attractions autour de ces thèmes. 

Sympa avec les enfants, surtout les combats de samouraïs, mais attention tout est en japonais. Le personnel parle un peu anglais tout de même, mais les explications / spectacles sont 100% en VO. C'est assez visuel cela dit, donc ça passe bien et les gens sont charmants (et ça m'a obligé à bosser mon japonais !). Les combats de samouraïs ont remporté le plus de succès, surtout que les acteurs étaient très drôles et adorables avec les enfants.



Kinkaku-ji


L'attraction touristique (qui a dit le piège à touriste ?) par excellence avec tout ce que ça comporte de plus négatif... D'autant que le pavillon d'or si connu est en réalité une reconstitution des années 50 après un incendie du bâtiment historique.

Je le dis tout net : le site n'a aucun charme. Blindé de monde - tourisme international donc sans la zénitude japonaise ; sentier balisé dont on ne peut choisir ni le chemin, ni vraiment prendre son temps ; le fameux pavillon n'est visible qu'à distance derrière une barrière ; des marchands du temple tous les deux pas... Il ne se dégage aucune spiritualité de ce soit-disant temple bouddhiste. On est TRÈS loin de l'atmosphère mystique voire magique de Nikko ou du sanctuaire perdu dans la bambouseraie. Le tout pour un paysage qui nous a laissé de marbre. Bref, grosse déception.


Prochain et dernier article : Hiroshima et l'île de Miyajima (spoiler : on a adoré !)


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Commentaires : 1
  • #1

    tiphaine_ursula@hotmail.com (vendredi, 14 juillet 2017 10:44)

    Ta dernière remarque m'a fait sourire sur le tourisme international sans la zénitude japonaise. On a visité des lieux avec des touristes 90% japonais (le festival de samba à Tokyo, le mont Hakodate) et la zénitude japonaise n'était pas là non plus.