Harcèlement scolaire : les mangas comme support de prévention



Voici un article que j’ai prévu d’écrire depuis des mois - depuis que j’ai terminé le superbe manga Le Chant des Souliers Rouges - mais j’ai repoussé le moment de m’y mettre jusqu’à la dernière minute.

En effet, le sujet me tient énormément à cœur mais reste pour moi difficile à aborder, même 25 ans après. Cependant, à l’occasion de la journée nationale de prévention contre le harcèlement scolaire ce 9 novembre, j’ai voulu apporter ma pierre à l’édifice à travers un média que j’aime : le manga.


Pourquoi le manga pour parler du harcèlement scolaire ?


Lorsque j’ai lu Le Chant des Souliers Rouges, beaucoup de mauvais souvenirs sont revenus et j’ai pensé qu’un article sur le harcèlement scolaire à travers les mangas pouvait faire passer un message de sensibilisation. Le support est en effet familier pour les jeunes et certains CDI proposent aujourd’hui des mangas dans les établissements scolaires. Des titres sur le sujet pourraient permettre d’initier un dialogue avec les élèves.

Le ministère de l’éducation japonais l’a bien compris : lors de la sortie du film A Silent Voice, adapté du manga homonyme, un site collaboratif a été mis en place sur cette thématique. L’expérience a été renouvelée avec la diffusion de la saison 2 de l’animé March comes in like a Lion,  accompagnée également de la distribution de posters dans toutes les écoles.

La prévention de ce fléau trop répandu est essentielle pour démontrer la gravité de leurs actes aux harceleurs, faire comprendre l’importance d’intervenir aux témoins, et surtout aider les victimes à s’en sortir. 

Cet article se présentera sous forme d’analyse transversale du phénomène, exemples de certains mangas à l’appui. Mon choix d’œuvres n’est pas exhaustif, mais le résultat de mes lectures, avec une sélection de celles qui me paraissaient intéressantes dans ce cadre. Vous retrouverez les informations sur chaque titre en fin d’article, ainsi que des liens vers les chroniques existantes.

‼️Des spoilers mineurs sont possibles pour démontrer mon propos‼️


Les caractéristiques du harcèlement scolaire


Définition du harcèlement scolaire issue du site de prévention du ministère de l’éducation nationale :

« Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école. Elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre. »

Toujours en reprenant les éléments du site officiel, il y a donc plusieurs aspect à ce que vit la victime :

La violence


« C’est un rapport de force et de domination entre un ou plusieurs élèves et une ou plusieurs victimes. »


Un ou plusieurs agresseurs prennent ainsi le pouvoir sur un ou plusieurs autres élèves, soit plus faibles, soit dépassés par le nombre. Il y a intention de nuire pour amuser la galerie, passer le temps, se donner de l’importance...

Les violences peuvent prendre différentes formes. 

Les humiliations publiques, moqueries ou insultes sont une arme redoutable, qu’elles soient murmurées en classe dans le dos du prof, écrites à la vue de tous - comme sur le tableau ou le bureau dans A Silent Voice -, dans des petits mots qui passent en cours, sur les réseaux sociaux, ou lancées en pleine figure. La violence verbale peut aller très loin, jusqu’à des mots poussant l’autre au suicide, invalidant jusqu’à son droit à vivre.


Des détériorations de biens matériels - les jets d’encre ou de typex pendant les cours... oui c’est du vécu - voire les vols ou l’extorsion. 

Les mangas présentent souvent le classique vol de chaussures (les écoliers japonais laissent leurs chaussures dans des casiers, portent des chaussures réservées à l’intérieur de l’établissement), comme pour Chiho (March comes in like a Lion), qui récupère également son sac dans les toilettes. Plus grave, Shoya détruit plusieurs appareil auditifs de sa victime (A Silent Voice).


Enfin, il y peut évidemment y avoir des violences physiques : coups, bousculades, jets d’objets... 

Volontairement ou non, elles peuvent avoir des conséquences immédiates très graves, comme la chute et blessure de Namari (Le Chant des Souliers Rouges) - pour ma part j’ai été poussée sur la route...

La répétitivité


« Il s’agit d’agressions qui se répètent régulièrement durant une longue période. »


Si subir une violence ponctuelle peut déjà être traumatisant, la répétition quotidienne est catastrophique. Chaque jour, la victime se demande ce qu’elle va subir, n’ayant souvent pas le choix de ne pas aller à l’école. Les attaques peuvent survenir n’importe où et n’importe quand - cours, couloirs, récréation, trajet, maison (téléphone déjà avant internet, mais aussi cyber-harcèlement aujourd’hui). 

C’est usant, épuisant, pour un enfant de surcroît, de devoir vivre en permanence sur le qui-vive. Et ce n’est pas normal.

Les mangas qui traitent correctement du sujet montrent bien cet aspect répétitif : au fil des pages les attaques reviennent. Des insultes écrites sur le bureau de Shoya (A Silent Voice), aux moqueries dont est victime Masatomo (Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka), en passant par les passages à tabac de Tsubura (Le Chant des Souliers Rouges).

L’isolement de la victime


« La victime est souvent isolée, plus petite, faible physiquement, et dans l’incapacité de se défendre. »


Les victimes subissent en général la pression de plusieurs agresseurs - qu’elles soient plus faibles physiquement ou non n’y fait donc rien contre le nombre. Les agresseurs s’entraînent souvent mutuellement dans un pervers effet de groupe : l’un amuse les autres aux dépends du harcelé, un autre renchérit, etc... et finalement l’enfant devient le punching-ball émotionnel - ou pire - de plusieurs de ses pairs.

Cet isolement est souvent organisé par les harceleurs, ce qui affaiblit encore la victime. Il suffit que le groupe de bourreaux soit populaire ou craint pour que leur parole soit respectée comme pour Masatomo (Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka) ci-dessous.


Les témoins parfois s’amusent de la situation - même parfois des adultes comme le professeur de Shoko (A Silent Voice) - ou ont trop peur pour intervenir. 


Les victimes elles-mêmes craignent les représailles si elles parlent aux adultes - laissant assez souvent les familles dans l’ignorance - ou en général ont trop honte. À force de subir ces violences, d’entendre que l’on ne vaut rien, on finit par le croire et préférer se taire. Et ne pas inquiéter ses propres parents (si mes mots sentent le vécu, c’est normal...).

Pourtant une seule voix peut parfois faire toute la différence pour des enfants qui n’ont aucun allié dans une situation de détresse. Certains enseignants qui ferment les yeux - comme celui dans Hana Yori Dango -, ne croient pas la victime ou minimisent la situation - comme celle d’Hina (March comes in like a Lion) - sont selon moi aussi responsables que les harceleurs. 

Les situations décrites dans ces mangas ne sont pourtant pas fictives : s’il y a des profs qui prennent le problème très au sérieux, d’autres font preuve de comportements non seulement pas professionnels, mais inhumains.


Caractéristiques des victimes


« Le harcèlement se fonde sur le rejet de la différence et sur la stigmatisation de certaines caractéristiques. »


En effet, un enfant différent - de n’importe quelle manière - aura plus de risques de subir du harcèlement scolaire. À un âge où les gamins tentent de se fondre dans la masse de leurs semblables, la brebis galeuse qui sortira du troupeau se verra rappelée à l’ordre. Ajoutez un cocktail d’hormones liées à la puberté, enfermez le tout entre quatre murs et vous obtenez un cocktail explosif.

Cette différence est un concept vague : « trop » gros comme Tsubura (Le Chant des Souliers Rouges), handicapée comme Shoko (A Silent Voice), en difficulté scolaire comme Ran (Jumping), « intello » au contraire, ou encore avec une orientation sexuelle minoritaire...

Cependant à lire le site du ministère, seuls certains profils peuvent être touchés : je ne suis pas d’accord avec cette information qui risque de laisser penser aux parents que si leur enfant est « normal » (terme que je déteste à vrai dire) il ne craint rien.

Malheureusement, comme l’explique bien mieux le site de l’association Marion la main tendue, n’importe qui peut devenir victime de harcèlement scolaire. Ce phénomène est notamment bien montré par le cas de Chiho (March comes in like a lion) qui est rejetée par un groupe pour des raisons « un peu floues ».


Les conséquences du harcèlement scolaire


Évidemment, les brimades répétées ne sont pas sans effets, que ce soit à court ou long terme, sur les victimes. Et pas uniquement sur les résultats scolaires : personne ne peut apprendre correctement s’il se sent en danger - le cerveau passe en mode reptilien, ne peut intégrer les connaissances.

Le contact avec les autres étant source de souffrance, l’enfant cherchera à les éviter. Il se fermera à toute relation comme Shoya et ses croix symbolisant son rejet des autres (A Silent Voice), cherchera à devenir invisible comme Rei (March comes in like a Lion) ou rejetera tout simplement l’école dans son ensemble come Masatomo (Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka). Ce dernier peut mener à la phobie scolaire, empêchant l’enfant de passer le portail de l’établissement.


Le mal-être peut se manifester de manière physique : maux de tête (Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka), vomissements, maux de ventre... L’enfant en vient à se détester lui-même et peut se retourner contre son propre corps par des scarifications ou des troubles alimentaires, comme Sawako (Vitamine).


Cette haine de sa propre personne est le résultat d’une perte dramatique de l’estime de soi : à force d’être traitées comme des rebuts au quotidien, les victimes finissent par penser qu’elles ne valent effectivement rien. 

Le résultat ? Dépression comme Kimitaka (Le Chant des Souliers Rouges), auto-dévalorisation comme Shoya (A Silent Voice), qui peuvent s’accompagner d’idées suicidaires voire d’un passage à l’acte. C’est malheureusement des circonstances aussi dramatiques qui ont mené à la création de l’association Marion La Main Tendue.


Les solutions


Trop souvent, la victime - parfois avec sa famille, parfois complètement seule - doit se débrouiller pour s’en sortir. Soit parce qu’elle parvient à cacher la situation, soit parce que l’entourage ne réagit pas. 

La plupart des mangas qui traitent du thème montrent cette réalité trop courante, avec des enfants qui changent d’école comme dans March comes in like a Lion et A Silent Voice. Pour la victime c’est la double peine : c’est elle qui a subi les brimades, mais c’est à elle de partir...

Ces mangas veulent montrer des ado qui font face à l’adversité et reprennent goût à la vie grâce à leur passion : le dessin pour Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka et Vitamine ; le flamenco pour Le Chant des Souliers Rouges ; les chevaux pour Jumping. Ces histoires apportent certes un message d’espoir, mais ce n’est ni normal ni satisfaisant de laisser des gamins seuls face à des actes aussi dégradants.


Le seul manga qui prend de front le problème et lui donne une réponse intelligente est March comes in like a Lion. 

Chica Umino replace le problème où il se trouve : du côté des bourreaux. Et désigne clairement ceux qui doivent intervenir pour rétablir une situation vivable : les adultes. 

C’est en effet leur responsabilité - notamment pour les professeurs - d’intervenir, car ce ne sont pas que des histoires de gamins sans conséquences. Au contraire, ces dernières peuvent être fatales ou durer toute une vie. Une estime de soi détruite peut ne jamais se reconstruire.


Il est donc vital de briser le silence autour du harcèlement scolaire et de rompre l’isolement dans lequel les victimes sont cloîtrées. Une seule intervention, une seule main tendue peut faire toute la différence dans la vie d’un enfant.

Pour savoir comment réagir si vous vivez ou avez connaissance d’une situation de harcèlement scolaire, consultez le site du ministère qui propose un numéro d’aide gratuit. 


Les mangas cités dans cet article


Cette sélection est bien entendue non exhaustive, mais issue de mes lectures, avec un choix de celles qui étaient pertinentes d’une façon ou d’une autre - pas juste une scène de filles jalouses dans un shojo qui volent les chaussons de l’héroïne. Certains titres traitent du thème de manière centrale, d’autres non, certains exposent plutôt la reconstruction des victimes.

J’ai classé les mangas par ordre de préférence personnelle - mais les deux premiers sont ex-æquo, je suis incapable de les départager tant ils sont superbes. Lorsque la chronique existe (ou celle de l’animé), vous pouvez y accéder en cliquant sur le titre.




Kimitaka rêve de devenir basketteur et Takara danseuse de Flamenco. Malheureusement, l’un comme l’autre manque de talent pour exceller dans sa passion. Un jour, ils se retrouvent par hasard sur le toit du collège alors que Kimitaka est sur le point de jeter ses basket rouges et Takara ses souliers rouges de Flamenco. Bien qu’ils ne se connaissent pas vraiment, la conversation s’engage. Chacun dévoile son envie de changer de vie et, comme pour symboliser cette volonté, ils échangent leurs souliers et décident d’embrasser la passion de l’autre. Une nouvelle vie s’offre désormais à eux...

Sans doute le manga le plus juste que j’ai lu sur le sujet, qui a la fois nous présente plusieurs aspects du phénomène et donne un message d’espoir avec ces jeunes qui se trouvent à travers le flamenco.



Rei Kiriyama, 17 ans, est un adolescent plutôt marginal dont la vie entière semble tourner autour du shogi (échecs japonais). Extrêmement doué, il est devenu joueur professionnel alors qu'il n'était que collégien et, depuis, il enchaîne les matchs et les tournois. Mais malgré ses nombreuses victoires, Rei se sent vide et n'arrive pas à trouver sa place.

Sa vie va toutefois commencer à prendre une toute autre tournure suite à sa rencontre avec Akari, qui vit à quelques mètres de chez lui, et des petites soeurs de cette dernière : Hinata et Momo.
Ce magnifique manga traite avant tout de la dépression et du milieu professionnel des joueurs de shogi.

Seulement, le harcèlement scolaire y est traité de la manière la plus juste que j’ai rencontré jusqu’ici. Le thème n’apparaît qu’au tome 5 mais est exploré dans tous ses aspects jusqu’à une réflexion extrêmement intelligente sur la résolution d’une situation de harcèlement. Dans ceux que j’ai lu, c’est le seul qui place l’intervention des adultes et les diverses responsabilités à leur juste place.


Shoko Nishimiya est sourde depuis la naissance, même équipée d'un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations. Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle fait de son mieux pour dépasser ce handicap, mais malgré ses efforts pour s'intégrer les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya consacre toute son énergie à lui rendre la vie impossible. Tour à tour psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes... jusqu'au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko et l'intervention du directeur de l'école. Ce jour-là, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusqu'ici ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable... 

En plus de parler de harcèlement scolaire, A Silent Voice sensibilise au handicap et à l’acceptation de la différence.

La narration est centrée sur Shoya, d’abord harceleur, puis harcelé à son tour. Le mécanisme du phénomène est décortiqué à travers son regard des deux côtés de la barrière.



À cause de son écriture très peu soignée, Ran a toujours été la risée de ses camarades de classe. Et pour ne rien arranger, depuis qu'elle a raté ses examens d'entrée à l'université, la jeune femme vit enfermée chez elle, ne sachant plus quoi faire de sa vie. Heureusement, Sayuri, sa seule véritable amie, décide de l'embarquer de force à Aomori, région plus reculée du Japon, où elle fait ses études. Elle y fréquente notamment le club équestre, en parallèle de ses études. Au contact des membres du club d'équitation, mais aussi des chevaux, Ran va, malgré son manque d'assurance, retrouver goût à la vie !
Cette courte série traite surtout des conséquences à long terme des humiliations publiques vécues par Ran à l’école, sa phobie sociale, et comment elle va évoluer grâce à une amie et l’équitation.


Vitamine - Keiko Suenobu

‼️Titre difficile, à ne pas proposer trop jeune‼️

Sawako n'a pas de chance. À l'institut où elle suit ses cours, les professeurs sont sévères et les élèves sournois. Son petit ami ne vaut pas mieux et ne se gêne pas pour profiter d'elle. Mais la jeune fille n'a pas l'air de s'en rendre compte et devient vite le souffre-douleur de ses camarades de classe. Sawako devra trouver en elle la force de prendre sa revanche.
Ce titre est violent, très dur, plutôt pour des lycéens et adultes. Cependant, il montre la descente aux enfers de l’héroïne, puis sa remontée grâce au dessin. On sent que la mangaka a des comptes à régler avec les violences scolaires et le mal-être adolescent, son autre titre Life est encore plus difficile - je n’ai pas réussi à dépasser le tome 2 - et aborde sans concession la scarification notamment.



Le jeune Masatomo aurait pu avoir une vie normale : jusqu'à son entrée à l'école primaire, il était en effet un petit garçon plutôt jovial. Mais hélas, en première année, sa trop colérique professeur lui donne un gifle particulièrement violente et pas du tout justifiée. Dès lors, la spirale infernale commence pour Masatomo, qui n'ose plus retourner à l'école : peur du regard d'autrui et des rumeurs, incapacité à sortir de chez lui, difficultés à s'intégrer et à se comporter naturellement avec les autres... Tous les ans, malgré les efforts de ses parents, mais aussi de nombreux professeurs et pédagogues, il n'arrivera jamais à suivre une scolarité ordinaire. Préférant passer ses journées chez lui, à copier des dessins de Dragon Ball... Et si, au fil des pages, une vocation salvatrice était en train de naître ?
Ce one-shot raconte l’histoire vraie du mangaka qui a grandi en fréquentant l’école en pointillé. La narration à la première personne, l’aspect témoignage, permet au lecteur de ressentir la souffrance du personnage.

Le sujet est plutôt celui de la phobie scolaire, mais celle-ci mène le petit garçon à des situations de harcèlement scolaire. Là où il aurait eu besoin d’empathie pour surmonter ses troubles, il se retrouve bouc émissaire d’une classe à un moment de son parcours.


Hana Yori Dango - Yoko Kamio

Tsukushi Makino est une jeune lycéenne de 16 ans, issue d'un milieu modeste, qui est parvenue à rentrer dans l'un des établissements les plus cotés du pays. Très vite, elle se heurte à une bande de voyous friqués, les « F4 ». Ces derniers font régner la terreur dans le lycée, en attribuant des « cartons rouges » aux élèves qui ont le malheur de ne pas leur plaire.
La pauvre Tsukushi se retrouve persécutée moralement par les quatre garçons. Mais plutôt que de s'aplatir comme les autres et d'attendre que la vague passe, elle décide de leur tenir tête, d'abandonner l'image de la fille sans histoires qu'elle entretenait pour son entrée au lycée pour redevenir la Tsukushi du collège, celle qui ne se laisse pas faire. C'est la guerre !


J’ai hésité à mettre ce titre - dont je n’ai lu que le tome 1 - car il est un peu caricatural. Cependant il présente certains points classiques du harcèlement scolaire et est un titre populaire auprès des adolescents.

Écrire commentaire

Commentaires : 3
  • #1

    allia (jeudi, 09 novembre 2017 17:37)

    Très intéressant, essentiel même. Quand on voit le temps que ça a mis (et les drames qu'il a fallut) ne serait-ce que pour que ça soit reconnu et que le mot soit posé dessus... ça a un peu évolué mais ya encore du taf hein, auprès des gamins/ado mais aussi des adultes (pcq ça détourne encore trop souvent le regard, ça minimise, ça justifie, ça prend pas au sérieux et/ou ça se couvre pour surtout pas avoir d'embrouilles...etc)
    J'ai très envie de lire Life depuis longtemps mais il est pas facile à trouver :/ (quoique j'ai peut-être pas cherché en numérique)

  • #2

    Isa LISE (samedi, 11 novembre 2017 09:41)

    Bravo pour cet excellent article ! Poussée également sur la route avec enseignant à côté qui n'a absolument rien dit... Tu fais bien de dire qu'il faut que les adultes interviennent. La mode est à "apprenons aux enfants à se défendre du harcèlement". Je me défendais, j'étais seule donc harcelée encore... J'ajoute ton billet en lien : http://apprendreavecbonheur.blogspot.fr/2017/11/9-novembre-un-livre-offert-pour-la.html

  • #3

    Aurélie (dimanche, 12 novembre 2017 17:55)

    Le seul manga que j'ai lu traitant du harcélement scolaire est "Life" de Keiko Suenobu, l'auteur de Vitamine.
    Tu as écrit un article poignant !