Perfect World, tomes 1 et 2 - Rie Aruga


Mon avis : coup de 💕

Public : tout public
Statut de la série : en cours
Nombre de tomes parus en VF : 3
Nombre de tomes parus en VO : 5


Résumé éditeur

Tsugumi, à 26 ans, est décoratrice d'intérieur. Un soir, lors d'une soirée de travail, quelle est sa surprise de retrouver autour de la table Hayukawa, son amour de lycée ! Mais depuis la fin de leurs études, le jeune homme, impliqué dans un accident, est en fauteuil roulant. Certaine que jamais elle n'aura la force (et l'envie) de fréquenter un homme "au corps amoindri", la jeune femme va pourtant sentir quelque chose bouger en elle...

Perfect World fait partie de ces titres qui ne laissent pas indifférents. Publié par l'éditeur engagé Akata, auquel on doit notamment l'excellent Le Mari de mon Frère, c'est une romance au message bouleversant, porté par un dessin, en contraste, très doux.

En effet, ici nulle romantisation de la condition d'handicapé d'Hayukawa, bien au contraire. Tout ce que sa vie en fauteuil roulant implique est dévoilé, des "simples" difficultés d'accès, à l'acceptation (ou pas) de son accident, en passant par les conséquences médicales parfois létale de son état et le regard de la société. La découverte de tout cela est un choc pour Tsugumi qui a connu le jeune homme sportif et en pleine santé et sa première réaction est de refuser de s'impliquer avec lui.

Cependant, elle va se rendre compte qu'il est toujours le même, celui pour lequel elle avait des sentiments amoureux, et peut-être même bien qu'il force plus encore son admiration. Car loin de se complaire dans l'apitoiement ou la facilité, Hayukawa a décidé de vivre son rêve à tout prix et est devenu un architecte reconnu, qui ne baisse jamais les bras dans l'adversité. Il a choisi cependant de ne plus vivre de relation amoureuse, refusant d'être un poids mort pour quelqu'un. 

Oui mais voilà : on ne choisit pas de qui on tombe amoureux.

Si la romance part sur des bases complexes, son développement est géré admirablement, sans en faire trop ni trop peu. Et se convaincre l'un l'autre n'est que le premier obstacle. Tsugumi est ignorante du monde du handicap lourd, Hayukawa doit apprendre à vivre des situations frustrantes, et jusque l'entourage leur met des batons dans les roues, et qui ont parfois des réactions de rejet répugnantes. En refermant le tome 2, je me suis demandé si l'amour allait être suffisant pour ces deux là, car l'auteure ne leur épargne rien. C'est cependant ce qui en fait un titre fort, car il est probablement assez réaliste sur ce qu'une telle relation implique.

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