Kimi Wa Pet, tomes 1 à 14 - Yayoi Ogawa


Statut de la série : terminée 
Nombre de tomes parus en VF : 14
Nombre de tomes parus en VO : 14


Résumé éditeur 

Diplômée des meilleures universités, salaire mirobolant, et une taille de 1,70m : Sumiré est journaliste, et la vie semble lui sourire. Et pourtant... ! Mise au placard dans son entreprise, abandonnée par son fiancé, elle se débat dans les tréfonds du désespoir, jusqu'au jour où elle fait une rencontre inattendue...


Kimi Wa Pet, littéralement "tu es mon animal de compagnie", est un josei, un manga destiné aux femmes adultes. A ce titre, il comprend des personnages et des thématiques plus matures qu'un shojo. 

Sumiré, working woman accomplie, recueille un jeune homme et l'autorise à rester chez elle comme... animal de compagnie qu'elle nomme "Momo" comme son ancien chien ! Si l'offre est inhabituelle, elle n'a absolument rien de sexuelle : Sumiré ne voit vraiment en Momo qu'un gentil compagnon qu'elle aime nourrir et dont elle adore gratouiller les cheveux. 
A partir de ce pitch original, c'est bien sûr une romance qui se développe. Mais pas comme on pourrait l'attendre : Sumiré est celle qui mène la danse - oui l'expression n'est pas anodine - et le triangle amoureux va prendre une saveur un peu spéciale lorsque Sumiré sera courtisée par son premier amour Hasumi. J'ai aimé que pour une fois l'héroïne ne soit pas une soumise / passive / cruche, mais une femme intelligente et indépendante.

La saveur du récit repose essentiellement sur ses personnages et sur le quiproquo de la relation entre Sumiré et Momo. 
Sumiré, grande, jolie, accomplie professionnellement, froide, agace au début : trop parfaite et en même temps trop détachée de Momo et des autres. Oui mais voilà, sous la façade peu à peu on découvre une femme qui n'a pas toujours su se mettre en valeur - ici son histoire avec sa meilleure amie explique beaucoup de chose - et qui au contraire manque de confiance en elle. Elle a bossé comme une dingue pour arriver où elle se trouve et sa condition de femme ne lui autorise aucun faux pas professionnel. 
A travers Sumiré, et sa meilleure amie aussi, c'est une fresque de la place de la femme dans la société japonaise. Et celles qui choisissent la voie de la carrière ne sont pas les mieux considérées.

Passons à Momo, qui se prénomme en réalité Takeshi, mais je vais rester sur "Momo". Car en effet, pour Sumiré il reste très longtemps "Momo", aussi fidèle et indispensable qu'un chien, mais pas un potentiel partenaire, d'autant qu'il est plus jeune et petit qu'elle et sans le sou. Au départ on en sait très peu sur lui et il semble plutôt stupide de marcher dans un tel deal. Puis, peu à peu, on découvre qu'il est danseur professionnel, pas si bête et surtout extrêmement attachant. Il prend ce que lui donne Sumiré, l'accepte telle qu'elle est et ne réclame (presque) jamais rien. Mention spéciale à son self-control : vivre avec la femme qu'on aime et garder son sang-froid physiquement, respect !

Le dernier élément du triangle est Hasumi, le premier amour de Sumiré. Disons les choses simplement : il a tout pour lui. Quasi parfait, comment pourrait-on le détester ? Et pourtant leur histoire ne nous inspire qu'une envie, qu'elle se termine pour que Sumiré et Momo se trouvent enfin. Leur romance ne fait d'ailleurs que mettre en valeur à quel point Momo est celui qu'il lui faut, le seul à connaître et chérir toutes les facettes de la jeune femme.

Voilà donc les ingrédients d'une romance drôle et intelligente, qui rafraîchit les codes du genre tout en faisant battre les cœurs ! Côté dessin, je suis fan des scènes de danse, je vous laisse admirer quelques extraits ci-dessous.

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