Tokyo Ghoul, tomes 1 à 4 - Sui Ishida

Résumé éditeur 

À Tokyo, sévissent des goules, monstres cannibales se dissimulant parmi les humains pour mieux s'en nourrir. Étudiant timide, Ken Kaneki est plus intéressé par la jolie fille qui partage ses goûts pour la lecture que par ces affaires sordides, jusqu'au jour où il se fait attaquer par l'une de ces fameuses créatures. Mortellement blessé, il survit grâce à la greffe des organes de son agresseur... Remis de son opération, il réalise peu à peu qu'il est devenu incapable de se nourrir comme avant et commence à ressentir un appétit suspect envers ses congénères. C'est le début d'une descente aux enfers pour Kaneki, devenu malgré lui un hybride mi-humain, mi-goule.
D'ordinaire je ne suis pas fan des histoires d'horreur (bien que j'ai eu une période adolescente avec notamment Dean Kontz et Dan Simmons), et encore moins quand des êtres types zombies sont impliqués. Bon d'accord ici ce ne sont pas des zombies, mais des goules.

Pourtant Tokyo Ghoul a su me captiver par son approche différente du sujet. Ici point de combat manichéens entre les gentils humains et les mauvais monstres. Non, le héros se retrouve à cheval entre les deux espèces, ce qui le place - et le lecteur avec lui - dans une situation bien plus nuancée.

Tout d'abord le fait que les goules nous ressemblent autant est perturbant. Elles peuvent se cacher partout du voisin, au collègue, en passant par le petit ami. Et si certaines sont de véritables sauvages, une bonne partie d'entre elles sont intégrées et aspirent à une vie paisible. À travers le regard de Kaneki et ses découvertes de ce monde parallèle, on se questionne sur la notion d'humanité. La présence des enquêteurs spécialisés anti-goules renforce encore ces questionnement, certains d'entre eux étant tout aussi - sinon plus ! - monstrueux que les goules.

Mais ce manga est avant tout un titre d'action et d'horreur. Il y a donc un certain nombre de scènes plutôt trash. Elles sont cependant justifiées par l'intrigue, pas d'hémoglobine gratuite. Les dessins sont techniquement beaux, ce qui accentue le côté horreur.

Un titre qui me plaît beaucoup, mais après ces quatre premiers tomes je fais une pause dans sa lecture car il est plutôt prenant émotionnellement.