Pandora Hearts, tomes 1 à 24 - Jun Mochizuki

Résumé éditeur 

Oz Vessalius, 15 ans, est l'héritier d'un des quatre grands duchés du pays. Le jour de sa cérémonie de passage à l'âge adulte, des bourreaux masqués le précipitent dans un monde sombre et confus, l'Abysse, pour un crime dont il ignore tout.

Dans cette prison à l'écart du temps, il rencontre Alice, une jeune fille aux pouvoirs mystérieux, qui lui propose de nouer un pacte pour l'arracher à ce cauchemar. Mais l'organisation secrète Pandora, qui a pour mission de lever le voile sur les mystères de l'Abysse, attend son retour de pied ferme...




Attention : série addictive ! Vous voilà prévenus, si vous mettez le pied dans le terrier du lapin noir, vous aurez du mal à en ressortir ! Et si le démarrage de l'histoire intrigue et donne envie de lire la suite, plus on avance et plus il est difficile de lâcher les tomes. 

Le héros est un adolescent semble-t-il parfaitement ordinaire, dont le crime est sa "propre existence" et qui se voit plongé dans une dimension effrayante : l'Abysse. 
De nombreuses questions viennent alors titiller le héros - et bien sûr le lecteur : pourquoi son existence est-elle un crime ? Qui sont les personnes qui l'ont jugé ? Qu'est-ce que l'Abysse ? Et les chains ? Et d'abord, qui est cette Alice à la recherche de ses souvenirs ? Et finalement la question centrale pour Oz : qui suis-je ?

Mais chaque début de réponse ne fait qu'apporter de nouvelles questions, étoffant encore une intrigue très touffue, au risque parfois de perdre le lecteur. Cette complexité est à la fois la force et la faiblesse de Pandora Hearts. Cependant, s'accrocher en vaut la peine car non seulement Jun Mochizuki sait nous mener en bateau avec brio, mais ses personnages sont tous extrêmement travaillés dans leur psychologie tordue.

En effet, ici rien ni personne n'est ce qu'il semble être et les retournements de situation sont légions. Les personnages campés sont tous en teintes de gris, point de noir ou de blanc. Et la mangaka n'épargne aucun d'entre eux !

Toute l'intrigue fantastique se déroule dans une atmosphère gothique pesante malgré les touches d'humour. Les références à Lewis Caroll sont dévoilées au compte goutte et j'ai adoré les détecter au fil de la lecture. Cependant ici le pays est loin du merveilleux et plus proche de l'horreur.

Côté graphisme c'est juste magnifique ! Je me suis régalée devant les dessins et que dire de ceux en couleurs qui sont des merveilles ! Je suis complètement tombée sous le charme du trait de Jun Mochizuki.

Au final je pourrais encore parler des heures de ce manga qui a su me faire traverser diverses émotions. J'ai été tour à tour horrifiée, amusée, émue, intriguée, surprise. Mais si je continue j'ai peur de vous gâcher le plaisir de la découverte, alors juste deux mots : lisez-le !


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