Se motiver en auto-édition

Une discussion entre auteurs sur Facebook m'a inspirée cette idée d'article. En effet, comment aller au bout de ses projets quand on est en auto-édition et qu'on n'a donc pas d'éditeur pour nous donner une date limite ? Le challenge est encore plus grand quand (comme moi) on est TDAH (trouble du déficit d'attention avec hyperactivité) et qu'on a tendance à procrastiner et s'éparpiller.


Je vous donne ici quelques pistes qui fonctionnent plus ou moins pour moi. 


1) Ne pas rester seul


Même si l'écriture est une activité solitaire, le fait d'échanger avec d'autres auteurs est ce qui m'aide le plus à avancer.


Il y a plusieurs façon de trouver de telles communautés, forums, facebook, MOOC (cours massif en ligne) ou autre.


Celle qui a le mieux fonctionné pour moi a été de suivre le MOOC "Ecrire une oeuvre de fiction" par Draftquest. Outre les conseils de David (l'organisateur) et les exercices hebdomadaires, j'y ai fait des rencontres virtuelles qui m'ont permis de recevoir des critiques constructives et des encouragements. J'y ai beaucoup gagné en confiance en moi, me suis fait des amis et ai des relecteurs de confiance grâce à ça.


Dans le même esprit de communauté, il y a le NaNoWriMo, dont je parlerai un peu plus bas.



2) La régularité


C'est LE conseil donné par de nombreux écrivains. Ecrire tous les jours, en se fixant un objectif quotidien en durée ou en nombre de mots / signes.


J'ai plus de mal à m'y tenir, mon naturel revient au galop, mais j'essaye dans les bonnes périodes d'écrire un peu chaque jour. Malgré tout, j'ai des période de pause, parfois volontaires pour faire mûrir une partie de mon histoire, parfois forcée pour raison de santé (je souffre de fibromyalgie = douleur et fatigue chronique).



3) Se fixer des objectifs


Là je ne parle plus d'objectifs quotidiens, mais plutôt à long terme. 


J'ai plein d'idées en réserve, que je note dans un coin, mais que je m'oblige à ne pas commencer tant que la série de "L'Opale de Feu" n'est pas achevée. Je l'ai aussi découpée en plusieurs tomes pour TERMINER régulièrement un roman, ça m'évite le découragement (et l'histoire s'y prête).


Je me fixe aussi des dates limites, que j'annonce publiquement, ça m'oblige à m'y tenir. Une sorte d'auto-pression LOL !



4) Se lancer des défis


Comme de participer au NaNoWriMo !


Il s'agit du National Novel Writing Month, qui rassemble quelques milliers de barjos qui se lancent le défi d'écrire 50 000 mots en un mois. Sans réussir à ce chiffre, l'émulation entre participants (il y a une communauté française) m'a permis de bien avancer mon tome 2.



5) Avoir du monde qui attend la suite !


Voilà, c'est ma plus grande motivation pour continuer ! (en plus du plaisir de l'écriture j'entends) 


Quand quelqu'un me dit qu'il a aimé mon tome 1 et qu'il attend la suite, c'est vraiment que du bonheur !

Écrire commentaire

Commentaires : 4
  • #1

    Catherine (mardi, 19 mai 2015 03:00)

    Dans la série des challenges comme NaNoWriMo, connaissez-vous aussi "Story a day" ? Pendant le mois de mai, il s'agit d'écrire une histoire par jour !
    Je n'ai pas trouvé la même communauté et le même esprit que dans NaNoWriMo mais c'est un très bon exercice pour développer la créativité.
    Merci pour cet article !

  • #2

    Cocalight (mardi, 19 mai 2015 20:00)

    C'est une contrainte que j'avais imaginé pour faire suite au MOOC, ne sachant pas qu'elle existait déjà, merci Catherine.

  • #3

    Anne-Cerise LUZY (vendredi, 22 mai 2015 13:37)

    Je ne connaissais pas Catherine, merci pour ce partage !

  • #4

    Bookelis (vendredi, 05 juin 2015 15:40)

    Bonjour,

    Si vous avez la fibre policière, je vous invite à participer au Prix Nuits Noires du Polar Autoédité proposé par Booklelis et Polars Pourpres. Il ne reste qu'un peu plus d'une semaine pour envoyer votre texte. Rendez-vous sur www.bookelis.com !

    Christophe
    Bookelis