Animé : The Tatami Galaxy


Mon avis : 💕

Genre : psychologique, romance, fantastique ? SF ? Inclassable ! 
Public : adulte
Statut : terminé 
Nombre d'épisodes : 11


Synopsis

Un jeune étudiant entame sa première année dans une université de Kyoto, l'ancienne capitale du Japon. Comme la plupart de ses camarades il entre dans un club de loisirs. Deux ans passent et un évènement étrange ramène l'étudiant à son entrée à l'université. Il profite de cette nouvelle chance pour choisir un nouveau club, vivre une nouvelle vie et faire de nouvelles expériences. Mais à la fin de cette nouvelle période, il est renvoyé à nouveau au début de sa scolarité et le cycle recommence sans fin. Fort heureusement il reste plein de clubs de loisirs à tester et tellement de nouvelles choses à vivre et revivre.



Voici un article qui a été complexe à écrire, tant l'animé l'est lui-même : The Tatami Galaxy est une bizarrerie inclassable mais profondément philosophique. Ne vous laissez pas abuser par le tag SFFF, ici le surnaturel n'est qu'un prétexte à une fable introspective autour des choix de vie et des regrets, dont je suis certaine qu'une bonne partie m'a échappée avec un seul visionnage.

J'espère donc ne pas en dire trop de bêtises en attendant de le revoir plus tard. Pour aujourd'hui voici un petit point sur les éléments qui en font toute la richesse, histoire de vous donner envie de vous y intéresser !

Personnages

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Japon 2017 : Partie 3, Kyoto



Kyoto, ancienne capitale du Japon, connue pour ses temples et son Histoire, j'en attendais énormément et ça a finalement été un peu une déception. Je pensais être émerveilée à chaque coin de rue comme à Nikko ou dans d'autres villes historiques (Florence par exemple) et... non.

Oui, bien sûr, il y a de beaux sites (blindés de monde), mais sortis de là l'ambiance de la ville ne nous a pas charmé comme à Tokyo ou Hiroshima : beaucoup moins adaptée aux piétons, trop de tourisme de masse, habitants moins accueillants, coût de la vie bien plus élevé qu'à Tokyo... Bref, lorsqu'on reviendra au Japon, on logera plutôt à Osaka et on fera 1 ou 2 jours d'excursion sur Kyoto si on veut y retourner. Je sais que mon avis va à contre-courant de celui de beaucoup de visiteurs, mais voilà, nous avons paradoxalement trouvé Kyoto moins authentique que les autres lieux visités.

À la décharge de la ville en elle-même, j'étais seule avec les enfants pour cette partie du voyage, ce qui n'a pas aidé. Mais j'ai trouvé que tout était de nouveau plus facile une fois à Hiroshima, ou même lors du long voyage retour avec 2 escales dont une d'une journée, et pourtant j'étais toujours seule pour les gérer.

Higashi Honganji


Ce temple bouddhiste est à deux pas de la gare et de la tour de Kyoto. Nous y sommes allés le 8 avril, pour le Hana Matsuri qui fête la naissance de Bouddha, mais il n'y avait rien de spécial à part une statue installée à l'entrée. Pas de vrai matsuri (festival) donc comme je l'espérais.

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Animé : Hotarubi no mori e


Mon avis : ❤️

Genre : mythologie, romance
Public : tout public
Statut : un unique OAV de 45 minutes


Synopsis

Alors qu'elle n'a que six ans, Hotaru se perd dans une forêt pendant ses vacances d'été.
Secourue par une personne portant un masque de youkai prénommée Gin, il se présente comme un esprit de la forêt. S'il touche un être humain, il disparaît.
Hotaru, intriguée par cette personne, décide de passer ses vacances d'été avec lui. Une amitié naît alors entre eux.
Depuis ce jour, Hotaru vient rendre visite à Gin chaque année à la même période.


Hotarubi no mori e ("dans la forêt des lucioles") est un OAV qui met en scène une histoire courte de Yuki Midorikawa, l'auteure du Pacte des Yokai (voir mon article sur cet animé ici : https://opaledefeu.jimdo.com/2017/01/12/anim%C3%A9-natsume-yuujinchou/ ). Les histoires ne sont pas liées, mais on y retrouve la même ambiance et le personnage de Gin n'est pas sans rappeler Natsume.

On y suit l'évolution de la relation d'Hotaru, petite fille puis adolescente humaine, avec Gin, un yokai de la forêt. Chaque été, ils se retrouvent, passent tout leur temps libre ensemble dans cette forêt peuplée d'esprits et aux paysages figés dans le temps. Tout comme Gin, qui reste identique au cours de la dizaine d'années qu'ils partagent, tandis qu'Hotaru se transforme peu à peu. 

Et ce n'est pas le moindre mur entre eux : la menace de la disparition de Gin si elle venait à le toucher ne leur permet jamais tout à fait d'être spontanés. Ce danger plane sur eux pendant toute l'histoire, malgré la légéreté des étés passés ensemble. À plusieurs reprises il leur est rappelé, soit par les yokai de la forêt, soit par des gestes réprimés entre eux.

Cet animé est une jolie courte histoire, à la fois douce, tendre et émouvante, sur fond de mythologie japonaise.

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Japon 2017 : Partie 1, Tokyo


Cette année, de fin mars à mi-avril, nous avons réalisé un des voyages de nos rêves : le Japon. Un pays qui nous attirait énormément, pour plein de raisons, qui aurait donc pu nous décevoir tant nos attentes étaient grandes. En réalité, ce voyage était encore mieux, grâce notamment à la gentillesse incroyable des Japonais. À peine le temps de chercher notre chemin sur un plan que des personnes venaient spontanément nous proposer leur aide ! Les gens sont souriants, surtout avec les enfants, entament volontiers la conversation, et comme il y a assez peu d'étrangers (à part à Kyoto et l'ambiance s'en est d'ailleurs ressentie) il est vraiment facile de rencontrer les locaux.

Petit résumé de notre séjour en famille qui est passé par Tokyo, Nikko, Kyoto, Hiroshima et Miyajima, au milieu de la fameuse floraison des sakura, en plusieurs articles. Cette première partie parlera de notre séjour à Tokyo.

J'ai déjà évoqué notre gestion et nos découvertes de l'alimentation dans mon article "Voyager avec des allergies alimentaires".



Si nous nous attendions à nous sentir oppressés par la foule et l'activité de la capitale, cela n'a pas du tout été le cas. Tout d'abord les quartiers frénétiques sont très localisés et nous logions au contraire dans un coin très calme, avec le chant des oiseaux et très peu de circulation. 
Par ailleurs, les Japonais sont respectueux et zens, ce qui rend les bains de foule nettement plus gérables qu'en France. Y compris à l'heure de pointe dans le métro. Et je peux vous dire que ça n'a rien à envier à Châtelet question activité ! Simplement, il règne un calme incroyable et appréciable, ce qui rend les transports avec des enfants (surtout TDAH) beaucoup plus vivables.

Tokyo nous a charmé par la diversité des activités, de l'architecture, l'accueil des habitants, l'accès à la pop culture. Tout ce qu'il faut pour plaire au plus grand nombre.

Sakura et hanami

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Animé : Le Rakugo ou la Vie - Saison 2


Mon avis : chef-d'œuvre ! ❤️❤️❤️❤️

Genre : arts, historique
Public : visible par tous, mais trop complexe pour les moins de 12 ans environ
Statut : terminé 
Nombre d'épisodes : 13 pour la saison 1, 12 pour la saison 2

Ma chronique de la saison 1 :


Synopsis

Après 10 ans d’apprentissage sous la direction du maître Yakumo, Yotarô arrive au sommet en devenant shin’uchi. Malgré cela, il a choisi de reprendre le nom de Sukeroku pour prendre la succession non pas de son maître mais du père de Konatsu. On pourrait croire que tout lui réussit mais ce n’est pas vraiment le cas. En effet, le Rakugo reste un art en plein déclin. Et il s’inquiète aussi pour Konatsu, devenue mère célibataire. Yotarô, maintenant Sukeroku 3e du nom, sera-t-il à la hauteur des défis qu’il a lui-même décidé de relever ?


Si la saison 1 du Rakugo ou la Vie était excellente, la seconde relève tout simplement du chef-d'œuvre. L'intrigue est toujours aussi bien menée, les personnages complexes, l'animation parfaite. Vraiment, je pourrais écrire des pages de superlatifs sur ce superbe animé.

À la place je vais là encore essayer de trier ma chronique sur trois axes. Tout d'abord, de nouveau, le rakugo lui-même, avec son évolution mais surtout sa sauvegarde. Ensuite, de nouveau là aussi, la narration. Enfin le thème de la famille, la transmission et la rédemption, tout aussi central dans cette saison.

Une fois encore tout cela est intimement lié, et si le synopsis officiel est centré sur Yotaro - qui effectivement prend beaucoup plus d'importance - le personnage principal reste selon moi Yakumo.


‼️ATTENTION cet article comporte des spoilers de la saison 1‼️

Le Rakugo : évolution et sauvegarde

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Animé/Manga : Doukyuusei - Asumiko Nakamura


Mon avis : gros coup de 💕

Genre : romance (boy's love), tranche de vie
Public : tout public
Manga : 1 tome, mais la suite "Sotsugyosei" en 2 volumes est parue
Animé : film de 1h


Synopsis 

Hikaru est élève dans un lycée privé pour garçon. En cours de musique, sa classe se prépare pour une chorale qui aura lieu dans quelques mois. Pour Hikaru qui fait partie d'un groupe, la tâche est plutôt aisée. Mais quand il réalise aux répétitions que Rihito un discret et intelligent camarade de classe ne chante pas, cela l'intrigue et il lui propose alors de l'entrainer. Mais tandis qu'ils passent de plus en plus de temps ensemble, Hikaru réalise à contre-coeur que les efforts de Rihito sont pour Harasen, leur professeur de musique.


Si je fais ici un article commun pour le manga et l'animé, c'est que le fond est quasi-identique, tandis que visuellement les deux valent le détour. Le film reprend en effet presque tous les chapitres de l'histoire principale dans le manga.

Asumiko Nakamura est un grand nom du BL, notamment grâce à ce titre, paru il y a presque dix ans au Japon. Il est enfin disponible en France, dans une édition très soignée de la collection Hana qui nous a déjà offert quelques autres bijoux comme Canis ou Hidamari ga kikoeru. J'ai déjà parlé de ces trois titres dans mon top 10 BL.

Contrairement à beaucoup de titres de cette mangaka (que j'aimerais aussi voir édités en français, notamment Kaori no Keishou et J no Subete, message subliminal aux éditeurs !), Doukyusei est complètement tout public. Le synopsis n'a rien de révolutionnaire, le rapprochement de deux garçons opposés, mais est mené avec une poésie incroyable et sans tomber dans les clichés.

Hikaru pourrait être l'archétype du mauvais garçon, mais non, il est juste plutôt cool, avec une personnalité très directe et honnête. De son côté Rihito tomberait dans la catégorie "premier de la classe", mais là encore c'est plus nuancé, il est surtout discret et sujet à des crises d'anxiété. Doukyusei raconte leurs amours maladroites, touchantes, drôles et émouvantes, des émois d'adolescents mais sans le côté gnan gnan qu'on leur retrouve parfois. 

Le manga est découpée par chapitres, chacun un épisode de leur histoire. Et dans chaque un doux fil conducteur : une chanson, une poésie, une allégorie.

Graphismes : le manga

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Animé : Le Rakugo ou la Vie - Saison 1


Mon avis : gros coup de ❤

Genre : arts, historique
Public : visible par tous, mais trop complexe pour des plus jeunes que 12 ans je dirais
Statut : 1 saison terminée, la seconde est en cours
Nombre d'épisodes : 13 + 5 diffusés pour la saison 2

Synopsis

Dans le Japon des années 1960, Kyôji est libéré de prison pour bonne conduite. Sans famille ni attache, il est déterminé à devenir le disciple de Yakumo, un grand maître du théâtre rakugo, depuis qu'il a assisté à son impressionnante prestation au bagne. Étrangement le sensei choisit de prendre le jeune homme sous son aile, alors qu'il n'avait jusque là accepté aucun apprenti, et lui donne même un nom de scène : "Yôtarô". Une nouvelle vie s'ouvre dès lors pour Yotaro, afin de faire perdurer cet art qui l'a tant fasciné à ses heures les plus sombres, avec le soutien du domestique Matsuda et de la jeune Konatsu. Fille d'un célèbre acteur de Rakugo, cette dernière semble souhaiter suivre les pas de son défunt père malgré le fait que la profession soit interdite aux femmes... 

Voici un article qu'il m'est aussi difficile d'écrire que celui sur Yuri on Ice, tant Le Rakugo ou la Vie m'a touchée, mais aussi parce qu'il s'agit d'un animé complexe et subtil. Si le premier a été un coup de foudre immédiat, le second m'a séduite progressivement, et j'ai appris à apprécier l'art du rakugo en même temps que le personnage principal.

Ce dernier dans cette saison 1 est Yakumo, anciennement appelé Kikuhiko / Kiku, car le synopsis correspond à l'épisode 1 de 50 minutes. Au terme de celui-ci, Yakumo entame le récit de son parcours et l'intrigue nous transporte juste avant la seconde guerre mondiale. Il y raconte notamment sa relation avec Sukeroku / Shin, son meilleur ami et plus grand rival.

Nous sommes alors plongé dans le Japon traditionnel du rakugo et des geishas, le tout souligné par une atmosphère visuelle impeccable, composée de détails qui font toute la différence : des pétales de cerisiers qui volent, des plans dans les reflets d'un verre, la fumée de l'encens qui s'emmêlent aux personnages, des scènes à l'image d'une peinture traditionnelle pour en souligner l'émotion. 

Difficile donc comme je le disais d'évoquer toute la richesse de ce titre, je vais découper mes réflexions en trois axes : le rakugo et son évolution, la narration et les relations entre les personnages. Bien entendu, le tout s'entremêle admirablement dans l'intrigue.

Le rakugo et son évolution

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Bilan 2016 : lectures et animés


Et voici un petit aperçu de ce qui m'a enthousiasmée au cours de l'année 2016 ! De ce point de vue ça aura été une excellente année avec de très belles découvertes.

Lectures

Romans / Théâtre

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Animé : Natsume Yuujinchou (Le Pacte des Yokai)


Mon avis : coup de 💕

Genre : mythologie japonaise, tranche de vie
Public : tout public
Statut : 5 saisons terminées, une 6ème annoncée pour 2017 + 2 OVA
Nombre d'épisodes : 65


Synopsis 

Depuis sa plus tendre enfance Natsume a la capacité de voir les esprits (yokai), ce qui n’est pas toujours facile à vivre pour lui et l’oblige à maintenir une certaine distance vis-à-vis de ses camarades, pour leur propre sureté. Alors qu’il est pourchassé par un yokai, Natsume libère par mégarde un puissant esprit scellé dans un Maneki-Neko. Cet esprit, qui semble connaitre sa grand-mère, Reiko, montre également un intérêt certain envers l’héritage qu’elle a légué à son petit-fils : le Livre des Amis. Ce livre, qui permet de contrôler les yokai dans lequel est écrit le nom, serait la raison pour laquelle Natsume est quotidiennement traqué par les esprits. Ceux-ci veulent soit récupérer leur nom, soit mettre la main sur le livre, source de puissance. C’est entre autres pour ces raisons que "Nyanko-sensei", l’esprit que Natsume a libéré, va accompagner et protéger le jeune garçon dans sa quête pour rendre leurs noms aux yokai.


Natsume Yuujinchou (littéralement "le livre des amis de Natsume", traduit "le pacte des yokai" en Français) est un animé extrêmement attachant à plus d'un titre. 

Tout d'abord pour son univers mythologique qui montre toute la richesse du folklore japonais avec ses nombreux esprits dont les formes vont de la plus mignonne à la plus monstrueuse en passant par la plus grotesque :


La plupart des épisodes se suffisent à eux-mêmes. Ils suivent un/des yokai que le héros, Natsume Takashi, aide et dont la problématique trouve sa résolution sur ces 20 minutes. Ce sont souvent des histoires douces amères, voire franchement tristes, mais en tout cas toujours touchantes.

Cependant ce que j'aime particulièrement dans cet animé est Natsume lui-même. C'est un jeune homme doux et généreux, qui pourrait résoudre la plupart des intrigues par ses pouvoirs, décrits comme très forts, mais privilégie toujours le dialogue et l'ouverture d'esprit. Cette disposition a certes le don de lui attirer pas mal d'ennuis, mais aussi de forcer l'admiration et l'attachement de beaucoup, humains comme yokai. Et cela rend ainsi cet animé plus profond que s'il s'agissait d'une suite de combats surnaturels, car ce sont la réflexion et les sentiments qui sont privilégiés.

L'histoire et l'évolution de Natsume représentent une autre composante très émouvante de l'intrigue. Orphelin, Natsume a passé son enfance balloté de famille d'accueil en famille d'accueil, rejeté par tous pour son comportement étrange, lié à sa capacité à voir les yokai. En conséquence il s'est renfermé sur lui-même et porte au début de l'histoire ce secret seul. Sa rencontre avec Nyanko-sensei / Madara est l'élément déclencheur qui va le pousser à en découvrir plus sur sa grand-mère qui possédait les mêmes pouvoirs, accepter peu à peu ceux-ci, et s'ouvrir aux autres, humains ou non. Nyanko-sensei devient son guide, mais aussi un compagnon qui s'attache au garçon - même s'il refusera toujours de le reconnaître ! En conséquence leur relation est à la fois drôle et tendre et un moteur d'évolution important pour Natsume.

Il va également découvrir qu'il n'est pas seul à posséder de telles capacités : il rencontre des personnes comme lui, à des degrés divers allant de pouvoirs quasi équivalents à une simple sensibilité. Ces gens lui permettent d'être enfin lui-même et l'aident ainsi à s'accepter. Et le spectateur découvre avec lui le monde des exorcistes, avec notamment Natori (mon personnage préféré après Natsume et Nyanko-sensei) avec qui il a beaucoup en commun et qui pourrait devenir son mentor à l'avenir.

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Animé : Yuri!!! On Ice



Mon avis : ÉNORME coup de 💕

Genre : sport
Public : tout public
Statut : 1 saison terminée, un film a été annoncé
Nombre d'épisodes : 12


Synopsis

Après être arrivé en dernière place lors de sa première participation au Grand Prix, le jeune patineur artistique japonais Yuri Katsuki enchaîne les défaites et commence à douter de sa carrière. Des mois plus tard, Yuri revient dans sa ville natale de Hasetsu à Kyūshū, qu'il avait quittée cinq ans auparavant, et y reproduit à la perfection une chorégraphie de son idole, le célèbre patineur russe Victor Nikiforov. Lorsqu'une vidéo de sa performance filmée à son insu devient virale et attire l'attention de Victor, ce dernier décide de devenir l'entraîneur de Yuri, ce qui attire la colère du jeune prodige russe Yuri Plisetsky.


Avertissement : cet article contient une bonne dose de fangirling, de bons sentiments et une subjectivité certaine !

Difficile de mettre en forme tout ce que j'aimerais dire sur Yuri On Ice tant cet animé m'a touchée. Il m'a en effet entraînée dans un véritable roller-coaster émotionnel, passant parfois du rire aux larmes en l'espace de quelques minutes : drôle, tendre, sensuel, émouvant, fascinant, voilà quelques uns des qualificatifs qui me viennent à l'esprit. De même qu'il existe des feel-good books qui donnent le moral, je qualifierais Yuri On Ice de feel-good animé tant certains épisodes m'ont plaqué un sourire niais pendant plusieurs jours ! 

Yuri On Ice suit l'évolution de Yuri Katsuki et Victor Nikiforov sur une saison de patinage. Leur histoire est contée à travers une narration dynamique - voire déjantée ! - et moderne, bien ancrée dans notre monde actuel notamment à travers l'utilisation des réseaux sociaux par les personnages. Les points de vue sont intelligemment gérés pour maintenir le mystère ou l'éclairer selon les moments et l'histoire m'a ainsi très souvent surprise. Il suffit parfois de scènes de quelques secondes bien placées pour tout remettre en perspective, ce qui permet à chaque revisionnage d'aborder intrigue et personnages sous un nouvel angle . En matière de storytelling le scénario de cette série est tout simplement parfait !

Je vais donc essayer de vous transmettre un peu de mon amour pour Yuri On Ice en suivant les deux axes principaux de la série, le patinage et la romance, les deux étant cependant intimement mêlés (le tout en essayant d'éviter les spoilers).

Le patinage artistique

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Animé : Haikyuu


Genre : sport
Public : tout public
Statut : 3 saisons terminées, possible saison 4
Nombre d'épisodes : 25 + 25 + 10 


Synopsis

Shōyō Hinata, jeune élève au collège Yukigaoka, trouve un intérêt soudain au volley-ball après avoir vu un match de tournoi national inter-lycée à la télévision. Malgré sa petite taille, il est déterminé à suivre le même chemin que son joueur modèle du championnat national, surnommé le « petit géant ». Il crée un club de volley-ball afin de commencer son entraînement, et arrive à réunir cinq autres joueurs lors de sa dernière année au collège. Son équipe participe alors à un tournoi mais se fait éliminer dès le premier tour par l'équipe de Tobio Kageyama du collège Kitagawa Daiichi. Malgré cette défaite, Shōyō continue de s'entraîner tous les jours et s'inscrit au lycée Karasuno, là où a évolué le « petit géant »...


Si vous me connaissez un peu, vous savez que le sport et moi ça fait deux, particulièrement les sports collectifs dont je ne regarderais jamais un match dans la vie réelle. Et je n'étais pas plus fan de Jeanne et Serge dans mon enfance. Mais effet Yuri on Ice oblige (un article est prévu après le dernier épisode jeudi), je me suis intéressée à d'autres animés sportifs, dont Haikyuu. Et, à ma grande surprise, j'ai immédiatement adoré !

La structure narrative est plutôt classique pour un animé de compétition (que ce soit du sport ou de la musique classique - oui je pense à Your Lie in April) : un héros qui rêve de victoire alors que les éléments sont contre lui et va peu à peu progresser et se dépasser. Mais le tout est mené très agréablement, avec un bon équilibre entre les séquences sportives et celles en relation avec les développements des personnages. Et si j'avais peur que les matchs m'ennuient, ce sont au contraire de bonnes scènes d'action avec en prime des explications stratégiques suffisantes sans être trop lourdes.

Mais ce qui me plait tant dans Haikyuu ce sont les personnages, avec en premier lieu Hinata et sa personnalité lumineuse (d'ailleurs son nom signifie "au soleil") : comment ne pas l'aimer ? Jamais les difficultés ne l'empêchent d'avancer, avec le sourire de préférence et une énergie communicative.
Son duo avec Kageyama (qui signifie "l'ombre de la montagne" ou quelque chose du genre) est tout simplement parfait : l'ombre et la lumière, ils sont autant rivaux que partenaires, le moteur l'un de l'autre. Kageyama est est plutôt caractériel et leurs nombreuses disputes ne cachent pas la complicité qui se tisse autour de leur amour du volley-ball.
Le reste de l'équipe est tout aussi attachant, du strict capitaine Daichi, au bienveillant Sugawara, en passant par le cynique Tsukishima, Tanaka qui joue les gros durs ou Nishinoya l'enthousiaste... ils ont tous une personnalité propre qui ajoute à la dynamique de l'équipe de Karasuno. Leurs concurrents ne sont pas reste d'ailleurs, chaque personnage est travaillé et permet de créer une fresque vivante.
Ainsi on s'attache bien vite à ces lycéens qui offrent des scènes tour à tour hilarantes (plusieurs fous rires par épisode, oui oui !), badass, tendues ou émouvantes. Essentiellement Haikyuu c'est un concentré de bonne humeur !

Côté dessins et animation c'est également une réussite et ce dès les superbes openings ! J'ai commencé à le lire le manga en attendant la prochaine saison (pas annoncée, mais la fin la laisse présager et vu le succès je ne suis pas inquiète) et il faut dire qu'il y avait matière à une belle adaptation car graphiquement c'est superbe !

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Animé : Kids on the Slope


Genre : musique, amitié
Public : tout public
Statut : terminée 
Nombre d'épisodes : 12


Synopsis

Début de l'été 1966. À cause du travail de son père, Kaoru Nishimi, élève de première année de lycée, déménage de Yokosuka pour aller vivre chez des parents de Kyushu. Jusqu'alors, Kaoru avait tendance à se couper des autres, mais en arrivant au lycée Higashi, sa rencontre avec son camarade de classe Sentarou Kawabuchi, voyou notoire, le transforme. Sous ses airs de brute, ce dernier lui fait découvrir les joies du jazz, surtout quand il est joué avec un ami.


Kids on the Slope est adapté d'un manga et j'ai choisi de commencer par la version animée pour pouvoir apprécier les scènes musicales : riche idée car la musique est une part vitale de l'histoire et mes connaissances en jazz sont quasi nulles. Ce dernier est présent tout au long de la série, avec quelques séquences particulièrement mémorables pour leur richesse émotionnelle.

Cette histoire est donc celle de la rencontre de deux lycéens que tout semble opposer au premier abord, mais qui vont se réunir, s'apprivoiser et se lier par l'amour de la musique jazz.
Kaoru est l'archétype du premier de la classe : frêle, porteur de lunettes, brillant, fils de bonne famille. Sentarou au contraire est le voyou de service. Cliché ? Pas tant que ça, rapidement l'on s'aperçoit qu'ils sont tous les deux bien plus et tout aussi isolés socialement l'un que l'autre. Si Kaoru l'exprime à travers des crises d'angoisse, Sentarou l'exorcise par les bagarres.

Celle qui va faire le lien entre eux est Ritsuko, l'amie d'enfance de Sentarou, la déléguée de classe qui accueille Kaoru qui tombe sous son charme. Le père de la jeune fille tient une boutique de disques, où elle conduit Kaoru qui cherche de la musique classique pour jouer au piano. Il ignore qu'il entre alors dans le monde du jazz, musique qui passionne le père de Ritsuko... et Sentarou qui joue de la batterie au sous-sol. 
C'est tout d'abord par rivalité et défi que Kaoru se met en tête de maîtriser un morceau de jazz, "Moanin" qui deviendra en quelque sorte la chanson des deux garçons, mais très vite il prend du plaisir à jouer avec Sentarou et se libère à travers cette musique particulière. Ces moments de partage musical vont devenir leur mode de communication et donner lieu à des scènes qui m'ont émue aux larmes.

Kids on the Slope est ainsi l'histoire d'une magnifique amitié, avec deux personnages extrêmement touchants, qui grandissent à travers une passion commune. L'ambiance a quelque chose de délicat et nostalgique, tout en présentant une histoire intemporelle. Une superbe découverte ❤️

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Animé : 91 Days


Genre : thriller
Public : adulte
Statut : terminé
Nombre d'épisodes : 12


Synopsis 

L'histoire se déroule aux USA à l'ère de la prohibition. Avilio Bruno, un jeune homme mystérieux en quête de vengeance, cherche à tuer les assassins de sa famille. Pour cela, il infiltrera le clan Vanetti, une puissante mafia, responsable de la mort des siens.


Avec un pitch pareil, vous imaginez bien que cet animé est sombre et violent. Ce que vous imaginez sans doute moins, c'est à quel point la tension psychologique et émotionnelle y est importante. C'est l'animé qui m'a provoqué ma pire crise de larmes (une bonne dizaine de minutes à la fin d'un épisode pour me calmer) et certaines scènes demandent d'avoir le cœur bien accroché.

Avec l'aide de son meilleur ami, Angelo Lagusa - devenu Avilio - va peu à peu gagner la confiance de Nero, le fils aîné de la famille Vanetti, cible de sa vengeance. Le jeune homme va ainsi naviguer à visage masqué parmi la mafia dans la cité de Lawless où trois familles se disputent terrain, alcool et pouvoir. 

Le personnage d'Angelo / Avilio est le moteur principal de l'intrigue de 91 Days. Son obsession pour sa vengeance est sa seule raison de vivre, son intelligence lui permet de tirer parti de la moindre opportunité, son sang-froid est effrayant. La narration extérieure ne permet à personne - surtout pas au spectateur - de comprendre ce qui lui passe par la tête, ce qui rend le personnage insaisissable... et donc fascinant. Tout au long de la série l'on se demande jusqu'à quel point il est prêt à tout sacrifier : morale ? amitié ? santé mentale ? Tous les sentiments humains semblent parfois éteints au seul profit de sa soif de vengeance.

En contrepoids, Nero Vanetti, mafieux de naissance, prêt à tout pour protéger le nom de sa famille, est au contraire un personnage étonnamment sympathique. Malgré son profil, on en vient à l'apprécier pour sa jovialité, sa loyauté à ses proches, son sens de l'honneur - même si celui-ci se fait selon les codes de la mafia. Il faut dire aussi que l'intrigue nous offre de belles pourritures auxquelles le comparer, comme Fango de la famille rivale, une ordure de première classe, complètement frappé en prime ! Alors à côté, Nero fait figure de gentilhomme.

Ainsi ce qui rend 91 Days tellement passionnant, outre les jeux de trahisons et faux-semblants (le genre d'ambiance que j'adore), ce sont ces personnages en nuances. Si l'on éprouve de l'empathie pour la colère du protagoniste, il est aussi calculateur et difficile à déchiffrer ; si l'antagoniste devrait être détestable on se surprend à l'apprécier. Leur duo présente ainsi une dynamique qui tient en haleine jusqu'au bout.

Par ailleurs, cet animé est l'un des plus beau que j'ai vu en matière de graphismes, cela m'a frappé dès les premières images. Quant à l'opening, j'ai eu un énorme coup de foudre pour la musique. Une série à voir assurément, mais accrochez-vous, c'est intense !

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Animé : No. 6


Genre : SF
Public : YA / adulte
Statut : terminé
Nombre d'épisodes : 11


Synopsis

Dans un monde futur, après un grand conflit qui a dévasté la planète, l'armement militaire a été proscrit et le commandement donné à une autorité indépendante dans les 6 régions restantes. L'histoire prend place dans l'une de ces régions, la cité No. 6. Shion, un jeune garçon, a été jugé à l'âge de deux ans comme étant un être ayant une intelligence extrêmement élevée ce qui lui permet de vivre dans une zone luxueuse baptisée Chronos, cadre destiné à favoriser le développement de ses capacités.

Le jour de son douzième anniversaire, il rencontre un garçon en cavale du nom de Nezumi. Celui-ci vient de s'échapper de la maison correctionnelle où sont placés tous ceux jugés comme rebuts de la société par les autorités. Shion le soigne et l'héberge, mais ce dernier disparait le lendemain sans laisser de traces.

Quatre ans plus tard, c'est au tour de Nezumi de secourir Shion.


No. 6 est une adaptation d'une série de light novels. Une version manga existe également, mais n'a pas été publiée en Français (disponible en Anglais).

L'histoire de Shion et Nezumi se passe dans un avenir post-apocalyptique, autour de la ville No. 6 qui se veut une utopie. Mais comme souvent, les utopies cachent des faces bien moins reluisantes... Shion va l'apprendre à ses dépends lorsqu'il est arraché à la vie confortable de la cité, mais il est encore loin de se douter de l'horreur derrière le vernis. Cela fait de cet animé un titre inadapté aux plus jeunes, certaines scènes sont très dures, notamment dans les derniers épisodes (et encore le manga est pire selon moi). Il y flotte un esprit qui n'est pas sans rappeler Le Passeur de Lois Lowry, avec sa société aseptisée et contrôlée. Enfin... jusqu'à ce que l'on découvre la vie a l'extérieur du mur d'enceinte.

Tout part de la rencontre de Shion avec le fugitif Nezumi ("rat" en Japonais) auquel il vient en aide sans y réfléchir à deux fois. À vrai dire il est fasciné par ce garçon de son âge chez qui couve une sauvagerie qu'il n'a jamais rencontré dans son monde lisse et qu'il recherchait insconsciemment. La fascination est réciproque, Nezumi est décontenancé par l'attitude amicale, à la limite de l'inconscience, de Shion. 
Ils ont alors 12 ans et ne se reverront que 4 plus tard. Par la force des choses, Shion est alors entraîné hors des murs de No. 6, dans le monde de Nezumi, celui de la clandestinité, des parias, de la loi du plus fort.  

Leur duo et le développement de leur relation donne toute la dynamique à l'intrigue. Shion est un jeune homme généreux, naïf et idéaliste ; Nezumi est cynique, méfiant et brutal. Tous les deux s'attirent autant qu'ils se repoussent, sont séparés par la haine de Nezumi à l'encontre de No. 6, se rapprochent par la candeur de Shion, se rejoignent sur leur volonté de changer le monde bien que sous des angles différents. À travers leur histoire le spectateur est interrogé sur les thèmes de la vengeance, de l'humanité et plus généralement du bien et du mal. Ce qui rend No. 6 si intéressant provient de l'absence de réponses toutes faites et bien-pensantes à ces questions : nul manichéisme, chaque personnage porte ses parts d'ombre et de lumière et sait nous toucher à sa façon.

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