Me Before You (Avant toi) - Jojo Moyes


Résumé éditeur 

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l'Angleterre dont elle n'est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l'accueil glacial qu'il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l'accident qui l'a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n'a que quelques mois pour le faire changer d'avis.

Pour une fois, avec cette œuvre j'ai commencé par le film. J'en suis ressortie si conquise, que j'ai chargé ma liseuse avec Me Before You, l'ebook en VO donc.

Et là j'ai été plutôt déçue... Je n'ai pas retrouvé la Lou pétillante de l'adaptation cinématographique, ni l'émotion ressentie en salle.

Me Before You (Avant Toi) raconte la relation entre Lou, une jeune femme ordinaire de la classe ouvrière britannique, et Will, un jeune homme tétraplégique aisé. Le handicap est ce qui permet leur rencontre, tant ils viennent de milieux qui ne se côtoient guère. Au contact l'un de l'autre, ils vont s'apprivoiser puis évoluer.

Le roman traite du handicap physique lourd - Will ne peut bouger qu'une main et la tête - à la fois dans son implication au quotidien, mais aussi dans son acceptation - ou non. Will était très sportif et dynamique avant son accident et ne peut se résoudre à cette demie vie.

Mais la thématique va plus loin avec la question de l'euthanasie humaine, légale en Suisse, mais pas au Royaume-Uni. De la première réaction choquée, à la lutte pour faire changer d'avis Will, en passant par la compréhension ou l'acceptation, Lou rencontre et expérimente toute une palette d'émotions et réactions - les siennes et celles de la société. Ce roman contribue assurément à alimenter le débat.

Bien sûr, c'est une histoire triste, mais pas aussi émouvante que je ne m'y attendais. J'aurais probablement dû lire le livre avant de voir le film. Certaines situations qui m'ont fait réagir au cinéma grâce au jeu des acteurs sont tombées à plat ici, et j'ai trouvé qu'il y avait des longueurs que le film a su éviter.

Quant à ma lecture en VO, j'ai été au départ un peu déstabilisée par l'Anglais très britannique. Certes normal, mais c'est la première fois que je ressens un tel décalage avec un roman britannique, j'en avait pourtant déjà lu quelques uns en VO (Jane Austen, Bram Stocker, Lewis Caroll, Roald Dahl, George Orwell, JK Rowling), mais je pense qu'ici c'est le niveau de langage plus familier qui m'a perturbée. Ça n'a pas empêché ma compréhension, mais à de nombreuse reprise des expressions m'ont interloquée et j'ai mis à contribution la fonction dictionnaire de la liseuse.

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